Haute-Garonne: Leur vélo électrique carbure au soleil... et ça roule plutôt pas mal

INNOVATION Les élèves de l’IUT de Blagnac ont remporté ce week-end la Chartres Solar Cup dans la catégorie vélo et seront présents le 15 juillet au départ du Tour de France, à Blagnac…

Béatrice Colin
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Les élèves du département GIM de l'IUT de Blagnac et leur vélo électrique solaire
Les élèves du département GIM de l'IUT de Blagnac et leur vélo électrique solaire — B. Colin / 20 Minutes
  • Les élèves de 1re année de génie industriel et maintenance de l’IUT mécanique ont conçu un vélo électrique fonctionnant grâce à des panneaux photovoltaïques
  • Leur vélo a gagné dans sa catégorie la Chartres Solar Cup le week-end dernier
  • Leur «bolide» sera présenté lors de l’étape du Tour de France, le 15 juillet, à Blagnac

Le 15 juillet, leur « Trike Solar » sera présenté au village départ du Tour de France, à Blagnac. Un vélo électrique de 30 kg qui a déjà fait ses preuves ce week-end lors de la Chartres Solar Cup, une compétition où des prototypes de véhicules réalisés par des étudiants doivent rouler le plus longtemps possible grâce à leur batterie fonctionnant à l’énergie solaire.

Celui des élèves de première année de génie industriel et maintenance (GIM) de l’IUT de Blagnac est arrivé premier de sa catégorie.

Un m2 de panneaux photovoltaïques

Si celui présenté en 2016 était sur trois roues couché, cette année les enseignants et élèves ont fait le choix du deux-roues en aluminium. « Nous avons droit à 1 m2 de panneaux photovoltaïques et une batterie de 500 Watt, après nous étions libres de la construction », indique Jean-François Llibre, chef du département GIM à l’IUT.

« L’objectif est de récupérer le plus possible d’énergie pour assister le cycliste, nous avons donc travaillé avec le lycée de Nogaro pour avoir des panneaux aux cellules très performantes et dont les diodes fonctionnent même s’il y a de l’ombre », enchaîne Christophe Pouzet, le technicien qui a supervisé la dizaine d’élèves ayant planché sur le prototype.

Après un semestre de boulot, les étudiants ont réussi à le rendre « maniable », même s’il reste encombrant. Il roule à 34 km/h de moyenne et peut parcourir 240 km/h sans être rechargé. Une innovation qui permet de faire avancer la technologie sur les énergies solaires au profit du deux-roues électrique, de plus en plus tendance.