Ils étaient en pétard contre la vie chère

S. A. et M. V. - ©2008 20 minutes

— 

Quelque 6 500 manifestants selon la police, beaucoup plus selon les organisateurs, « entre 15 000 et 18 000 personnes », ont défilé hier contre la baisse du pouvoir d'achat. Ils ont en tout cas bien occupé les rues de Toulouse pour réclamer une revalorisation des bas salaires.

« Il n'est pas normal que l'Etat lui-même recrute des personnels avec des grilles de départ inférieures au Smic, proteste Gisèle Vidallet, secrétaire générale de l'UD CGT. Nous constatons une baisse du pouvoir d'achat de plus de 10 % pour les fonctionnaires et réclamons un relèvement des points d'indice. » « Sur ce sujet, nous avons fait le choix de ne pas rester uniquement public, en organisant un rassemblement interprofessionnel », précise Joseph Bellanca, secrétaire général FO 31.

Certes, quelques grévistes du privé ont manifesté, notamment des salariés d'Airbus, Siemens et Manpower. Mais les fonctionnaires étaient les plus mobilisés. A l'image des enseignants, qui ont vu d'un mauvais oeil la mise en place, pour la première fois à Toulouse, d'un service minimum dans les écoles. « C'est une tentative pour empêcher le mouvement de grève », explique Carole Bellenger, institutrice en maternelle. De son côté, Nathalie Metche, secrétaire générale de la CGT des agents territoriaux, considère que la mesure présente « un risque pour la sécurité des enfants car le personnel encadrant recruté est extérieur à l'école ». Selon la mairie, 170 des 193 écoles toulousaines étaient ouvertes et « tous les enfants ont été accueillis sans qu'il n'y ait eu de problème de sécurité ».