Un bureau de vote, le 11 juin 2017, à Toulouse.
Un bureau de vote, le 11 juin 2017, à Toulouse. — B. Colin / 20 Minutes

POLITIQUE

En Haute-Garonne, La République en marche met le Parti socialiste KO

Au soir du premier tour en Haute-Garonne, les candidats de la République en marche arrivent tous en tête. Cinq députés des neuf députés socialistes sortants sont éliminés et deux duels FN/LREM se joueront le 18 juin…

  • Cinq députés socialistes de Haute-Garonne sont éliminés dès le premier tour
  • Monique Iborra, députée de la 6e circonscription, ex-PS ralliée à Macron, est la seule sortante à arriver en tête
  • Deux duels entre La République en marche et le PS se profilent dans la 5e et 7e circonscription
  • Un seul candidat PS est toujours en lice, en ballottage défavorable, dans la 8e circonscription

En 2012, le PS gagnait neuf des dix circonscriptions de la Haute-Garonne. Au soir du premier tour de ces élections législatives de 2017, c’est la République en Marche qui arrive en tête dans toutes les circonscriptions de la Haute-Garonne. Le PS en sort laminé, avec un seul candidat encore en lice.

Arif, Bapt, Borgel, Martinel et Lemorton éliminés

Un raz-de-marée qui emporte avec lui certains députés socialistes sortants. L’ancien ministre de François Hollande, Kader Arif, ne s’est pas qualifié pour le second tour dans la 10e circonscription, arrivant en 5e position. C’est le candidat de La République en marche, Sébastien Nadot, qui obtient le plus de voix (39,31 %). Il affrontera au second tour la représentante de la France Insoumise, Monique Fabre (13,89 %).

Dans la 4e circonscription, éliminée aussi la députée socialiste sortante, Martine Martinel. C’est le référent départemental de La République en marche, Mickaël Nogal, qui vire en tête (36,07 %) suivi par Liêm Hoang Ngoc (21,02 %), le candidat de La France insoumise et économiste de Jean-Luc Mélenchon.

Christophe Borgel, le « Monsieur élections du PS », ne sera pas au second tour. Dans la 9e circonscription, c’est la marcheuse Sandrine Mörch qui tire son épingle du jeu. Elle sera opposée au directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, l’Insoumis Manuel Bompard.

La socialiste Catherine Lemorton subit sur la 1ère circonscription le même sort que Martine Martinel. C’est Pierre Cabaré qui caracole en tête. Le candidat « désinvesti » par La République en marche a continué à faire campagne sous ses couleurs initiales. Il a ainsi pu surfer sur la vague LREM et affrontera Claire Dujardin (FI).

Candidat à un neuvième mandat, Gérard Bapt (PS), 71 ans, n’a pas réussi à faire marcher ses réseaux sur la 2e circonscription et est éliminé dès le premier tour. C’est l’adjoint au maire de Toulouse, le MoDem Jean-Luc Lagleize (37,61 %), investi par La République en marche, qui sort en tête des urnes. Il affrontera Anne Stamback-Terrenoir (15,45 %) de la France Insoumise.

Deux duels FN/En marche

Dans la 5e circonscription, où la députée socialiste sortante Françoise Imbert ne se représentait pas, c’est son neveu, Jean-François Portarrieu, qui, sous l’étiquette LREM, totalise le plus de voix avec 37,66 % des suffrages. Le duel du second tour l’opposera au secrétaire départemental du FN de Haute-Garonne, Julien Leonardelli (16,67 %).

Le deuxième duel LREM-FN aura lieu dans la septième circonscription. Il opposera Elisabeth Toutut-Picard (37,41 %), par ailleurs adjointe au maire de Toulouse, et Marie Dombes (16,68 %).

Trois sortants toujours en lice

Dans la 6e circonscription, Monique Iborra, la députée sortante, ex-PS ralliée depuis plusieurs mois à Emmanuel Macron, est largement en tête à la sortie de ce premier tour et en ballottage favorable face à l’Insoumis Patrick Jimena (15,82 %).

La seule députée Les Républicains de la Haute-Garonne, Laurence Arribagé (22,27 %), va devoir batailler au second tour pour conserver la 3e circonscription. Elle arrive loin derrière la maire de Flourens, Corinne Vignon (39,61 %), investie par LREM.

Dans la 8e circonscription, fief de Carole Delga (PS), la présidente de la région Occitanie, le macroniste Michel Montsarrat (33,35 %) fait le double du score de celui qui sera son challenger le 18 juin, le socialiste Joël Aviragnet, sur lequel reposaient quasi tous les espoirs du PS de préserver un siège dans la Haute-Garonne.