Haute-Garonne: Victimes de «burn-out», de nombreux gardiens de la prison de Muret en arrêt

SOCIAL La prison de Muret, au sud de Toulouse, connaît une situation sociale très tendue. De nombreux gardiens de prison étaient en arrêt maladie samedi…

N.S. avec AFP
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Le centre de détention de Muret, en Haute-Garonne.
Le centre de détention de Muret, en Haute-Garonne. — F. Scheiber / Sipa

Il a fallu rappeler des cadres et du personnel pour faire fonctionner l’établissement. Samedi, la moitié des gardiens de la prison de Muret inscrits au tableau de service du matin et les trois quarts de ceux de l’après-midi ont présenté un arrêt de travail, selon l’intersyndicale.

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« Les gars n’en peuvent plus. Ils ont des difficultés dans leur vie familiale. Ils sont en situation de burn-out », a affirmé à l’AFP un gardien et syndicaliste du centre de détention situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse, qui a tenu à garder l’anonymat. L’établissement compte 650 détenus pour 170 agents pénitentiaires et accueille des condamnés à des peines supérieures à trois ans. « Ça fait un an qu’on essaye d’alerter, a poursuivi la même source. On multiplie les heures supplémentaires tous les mois, quarante, soixante et même quatre-vingt pour certains agents. »

Il manque déjà 13 agents selon les syndicats

Ce mouvement correspond à l’ouverture de nouveaux parloirs plus grands que les anciens, et qui nécessitent plus de monde pour les surveiller. Or le centre est déjà « à moins 13 agents », selon Laurens Maffre, du syndicat UFAP, qui s’exprime au nom de l’intersyndicale.

En outre, selon lui, des unités de vie familiale sont prévues et nécessiteront également du personnel supplémentaire. « Mais là, on a réussi à repousser l’ouverture au mois de septembre », a-t-il reconnu, précisant que ces unités seront ouvertes exclusivement le week-end et qu’on risque donc de faire venir le « personnel le week-end ». Samedi soir, la direction de l’administration pénitentiaire n’avait pu être jointe par l’AFP.