Toulouse: Plus de 30.000 personnes attendues samedi à la Marche des fiertés

GAY PRIDE Alors que le nombre de cas d’homophobie ne cesse de croître, la Marche des fiertés a lieu ce samedi à Toulouse…

Beatrice Colin

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La marche des fiertés, LGBT, à Toulouse.
La marche des fiertés, LGBT, à Toulouse. — A.GELEBART/20MINUTES
  • En 2016, il y a eu une hausse de près de 20 % des actes homophobes
  • Pour des raisons de sécurité, le parcours de la Marche des fiertés a été un peu raccourci, des mesures complémentaires ont également été prises

Comme chaque année, la Marche des fiertés sera ce samedi animée et colorée. Mais aussi engagée comme le sont toutes les Gay Pride toulousaines depuis 23 ans.

Autour du mot d’ordre « L’Humanité c’est la Diversité », les organisateurs attendent plus de 30.000 personnes pour défiler derrière le rainbow flag à partir de 14 h 30 entre le square de Gaulle, les boulevards et la rue de Metz.

« C’est un rendez-vous festif, mais avant tout et essentiellement revendicatif. Le jour où ce ne le sera plus, c’est qu’il n’y aura plus de Marche des fiertés et donc plus d’homophobie. Or nous constatons une recrudescence depuis l’année dernière », relève Thierry Grandclément, le coprésident de l’association Pride Toulouse, organisatrice de l’événement.

>> A lire aussi : Les actes homophobes en hausse de près de 20 % en 2016 à cause de la campagne électorale

Selon le rapport annuel de l’association SOS Homophobie, 19,5 % de cas supplémentaires ont ainsi été signalés l’an dernier.

Parcours sécurisé

Si l’événement a été maintenu malgré les récentes attaques terroristes survenues en Angleterre et à Paris, les responsables de ce rendez-vous ont dû faire des concessions. Notamment en renforçant le nombre d’agents de sécurité sur le village installé place du Capitole et le parcours.

« Nous l’avons un peu réduit par rapport aux autres années pour des raisons de sécurité. Nous demandons d’ailleurs à tous ceux qui viendront ce samedi d’être munis de sacs légers et ne pas apporter de pétards ou d’armes factices », poursuit Thierry Grandclément.