Toulouse: Le car redémarre en les laissant seules sur une aire d’autoroute, à 340 km de leur destination

BOULETTE Deux passagères de Flixbus, qui se rendaient de Paris à Toulouse, ont vu l’autocar redémarrer sans elles, les laissant sur une aire d’autoroute…

H.M.

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Une autoroute. Illustration.
Une autoroute. Illustration. — PixaBay

« A 25 euros le billet pour aller de Paris à Toulouse, on a sauté sur l’occasion ». Mais pour la mère de Karim, âgée de 63 ans, et sa cousine quinquagénaire la route de la Ville rose a viré au cauchemar.

L’autocar Flixbus s’est avéré un bien mauvais plan. Il s’est arrêté sur une aire d’autoroute du côté de Saint-Sulpice-les-Feuilles, en Haute-Vienne, pour une pause tout ce qu’il y a de plus classique. Le conducteur a annoncé la durée de l'escale. Et comme, elles n'ont pas regagné le bus à l'heure, il a aussi redémarré sans les deux Parisiennes, les laissant seules et désemparées au beau milieu de nulle part.

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« Elles étaient vraiment bouleversées. D’autant que ma mère avait laissé des médicaments à prendre à heure fixe dans un bagage à main resté dans le car », raconte Karim. Finalement ce sont des membres de la famille censés accueillir les passagères à Toulouse qui ont dû prendre leur voiture et faire 680 kilomètres aller-retour pour les récupérer. Un mois après les faits, qui remontent au 18 avril, Karim s’attendait « au moins à des excuses ou à un remboursement ». Et ne voyant ni les unes ni l’autre arriver, il ne décolère pas.

Au retour, elles ont pris BlaBlaCar

De son côté Flixbus comprend la détresse qu’ont pu ressentir les deux passagères mais n’endosse pas pour autant la mésaventure. « Nous sommes une entreprise de transport, pas une agence de voyages, indique la direction. Comme dans le train, il faut être là quand il redémarre ». « Le conducteur n’a pas commis d’erreur ou de faute, ayant parfaitement respecté son temps de pause et informé les passagers», ajoute la société, précisant par ailleurs n'avoir reçu aucune réclamation. Parfois, des passagers de l’autocar s’aperçoivent de l’absence de leur voisin mais ça n’a malheureusement pas été le cas.

Pour rentrer dans la capitale après leur séjour toulousain, les deux Parisiennes ont opté pour le covoiturage via BlaBlaCar. « Et ça s’est super bien passé », insiste Karim, histoire d’enfoncer le clou.