Star de la chanson en Chine, combat contre le cancer… Marine de Nicola raconte ses «deux vies»

LIVRES A 27 ans, Marine de Nicola sort son premier ouvrage. Elle y évoque son parcours de vedette en Chine et son combat contre un lymphome de Hodgkin…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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L'artiste toulousaine Marine de Nicola.
L'artiste toulousaine Marine de Nicola. — M. Sigla
  • Sans filtre, Marine de Nicola entremêle son incroyable aventure chinoise et le retour précipité en France, pour combattre un cancer
  • Aujourd’hui en rémission, la jeune Toulousaine multiplie les projets, notamment dans la musique

A peine 27 ans, et déjà tant de choses à raconter. En 2014, Marine de Nicola était une star de la chanson en Chine par la grâce d’un producteur qui avait su exploiter la connaissance du mandarin de la jeune Toulousaine, couplé à un physique européen et avantageux.

Puis vint le choc, lorsque des médecins détectent un lymphome de Hodgkin, un cancer du système lymphatique. MoMo, son pseudo chinois, rentre alors précipitamment en France et débute un combat décrit dans son blog « Kiss of a hurricane », le « Baiser d’un ouragan » en VF.

Trois ans plus tard, cette expression deviendra le titre du premier livre* de Marine de Nicola, aujourd’hui en rémission. Il y est forcément question de la maladie, d’espoir, mais aussi du rapport à la gloire et au retour à l’anonymat.

>> A lire aussi : VIDEO. Star en Chine, survivante du cancer... Marine de Nicola a déjà connu plusieurs vies

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’avais besoin de prendre du recul. J’avais déjà écrit dans mon blog, mais c’était un récit jour après jour. J’ai eu une proposition pour ce livre, ça m’a beaucoup plu, je me suis découvert une nouvelle passion.

Le livre entremêle du début à la fin votre vie de star en Chine et votre combat contre la maladie…

C’est un vrai parti pris. J’ai la culture cinéma et séries. On commence par un événement choc, un point de brisure entre deux mondes, et on fait des flash-back. Je voulais que les deux vies se répondent, car elles ont beaucoup de résonances.

Les scènes, et le vocabulaire choisi, sont parfois très crus…

C’est ma volonté. Cela peut parfois être cru, violent, mais c’est mon style.

Attraction, répulsion… Votre rapport à la Chine décrit dans le livre apparaît ambigu…

C’est très particulier. J’ai vraiment connu la Chine des paillettes, pas la Chine réelle. Il y a quand même une relation d’amour. Même si tout n’est pas simple, cela fait partie de moi. La corruption dans le monde de la musique que j’évoque n’existe plus, il y a eu des condamnations. J’ai gardé des contacts là-bas. J’ai toujours eu un esprit un peu international. Mon histoire avec la Chine a vraiment commencé à 18 ans, lorsque j’ai appris la langue.

Quelle est votre actualité ?

Je pars en Chine pour discuter avec des éditeurs, dans le cadre de l’adaptation du livre.

Êtes-vous toujours très connue dans ce pays ?

Cela fait trois ans que je suis partie, les remplaçantes sont arrivées. Je ne suis plus active là-bas. J’ai eu mon moment.

Quels sont vos autres projets ?

Un projet musical international, que j’exploiterai en France, en Europe et en Chine, dans différentes langues. Je suis en train de l’élaborer. Ce sera de la pop décalée. Sinon, je fais des conférences et je suis invitée dans différentes villes pour évoquer mon parcours, par rapport aux notions de risque, d’audace, d’entrepreneuriat. Ce n’est pas forcément centré sur la maladie. J’ai aussi envie de lancer une marque de design inspirée par ce parcours de vie.

*18 euros aux éditions Ring