En Haute-Garonne, les huit candidats de La République en marche ne sont pas tous des inconnus

LEGISLATIVES La République en marche a dévoilé le nom de huit de ses dix candidats aux législatives en Haute-Garonne…

H. Ménal et B. Colin

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La République en marche a annoncé le nom de 428 candidats investis pour les législatives 2017, dont huit en Haute-Garonne.
La République en marche a annoncé le nom de 428 candidats investis pour les législatives 2017, dont huit en Haute-Garonne. — J. Witt / Sipa
  • Parmi les huit candidats en lice sur des circonscriptions de Haute-Garonne pour En Marche ! cinq sont élus ou ont déjà été élus
  • La parité entre les huit candidats est respectée

Jeudi après-midi, Richard Ferrand, le secrétaire général de La République en marche présentait le profil des 428 personnes investies par le mouvement pour les législatives des 11 et 18 juin. Et parmi la liste de candidats, huit postulent sur l’une des dix circonscriptions de la Haute-Garonne, aucun nom n’ayant encore été dévoilé sur la 5e et la 7e circonscription.

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Si la parité est bien respectée, le taux de renouvellement l’est un peu moins. Car plus de la moitié ont déjà été élus ou le sont encore.

Une députée, deux élus toulousains

C’est le cas de Monique Iborra. La députée sortante de la 6e circonscription fait partie du paysage politique de la Haute-Garonne depuis plusieurs années. Elue à l’Assemblée nationale il y a dix ans, elle avait été exclue en 2016 du parti socialiste pour avoir soutenu Philippe Saurel lors des élections régionales plutôt que Carole Delga. A 72 ans, la doyenne des candidats LREM est membre du comité politique national du mouvement d’Emmanuel Macron.

Sur la 2e circonscription, Jean-Luc Lagleize, 59 ans, est conseiller en gestion de patrimoine. Il est surtout président du MoDem de la Haute-Garonne et siège au conseil municipal de Toulouse en qualité de 17e adjoint du maire LR, Jean-Luc Moudenc.

Tout comme Elisabeth Toutut-Picard, dont c’est le second mandat. Dans l’opposition aux côtés de Jean-Luc Moudenc en 2008, puis, depuis 2014, comme adjointe au maire en charge du Développement durable. Elue au titre de la société civile, elle sera la candidate LREM sur la 7e circonscription, au sud de Toulouse.

C’est à l’est de Toulouse, sur la 3e circonscription qu’a été investie Corinne Vignon. La maire de Flourens (1.900 habitants) a été élue en 2014 sur une liste de rassemblement. A 53 ans, elle a passé 15 ans de sa vie à l’étranger, du Costa Rica où elle gérait un centre touristique, à Barcelone où elle a dirigé un restaurant et une boutique d’optique.

Son visage n’est peut-être pas inconnu du public, mais pour d’autres raisons. Journaliste pour France télévisions, Sandrine Mörch devra ferrailler sur la 9e circonscription avec Christophe Borgel, député sortant et numéro 3 du PS. Un territoire où la candidate de 55 ans a déjà été élue. Entre 2008 et 2014, elle a en effet été conseillère municipale de la petite commune de Roquettes.

Pierre Cabaré, un prothésiste dentaire toulousain de 58 ans, est candidat sur la première circonscription, celle de la députée socialiste Catherine Lemorton. Il est responsable régional de CAP21, le mouvement écologiste fondé par Corinne Lepage, engagée tôt derrière Emmanuel Macron. Il a appartenu à l’UDI et a été candidat aux cantonales sous l’étiquette CAP21.

Et un candidat à la Présidentielle

A 26 ans, Mickael Nogal est le benjamin des investitures haut-garonnaises mais pas la surprise. Ce consultant en communication, adhérent des Jeunes avec Macron dès 2015, est en effet le référent départemental d’En Marche et candidat sur la 4e circonscription ! Ce Columérin a aussi été collaborateur du député PS Christophe Borgel et le responsable des relations institutionnelles d’Orangina.

Dans la 10e circonscription, face au député sortant PS Kader Arif, c’est Sébastien Nadot qui portera les couleurs de la République en Marche. Il y a un an encore, ce professeur de sport dans un lycée toulousain était un inconnu du grand public.

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Jusqu’à sa candidature à l’élection présidentielle sous l’étiquette du Mouvement des progressistes fondé par l’ancien président du Parti communiste Robert Hue. En février dernier, il a jeté l’éponge faute d’avoir réuni les 500 signatures. C’est à ce moment-là qu’il avait annoncé son ralliement à Emmanuel Macron.