Présidentielle: Vote annulé en Ariège... Il y avait des bulletins blancs dans le bureau de vote

ELECTIONS Des électeurs ariégeois ont voté pour rien dimanche. La présence de bulletins blancs à côté de ceux de Macron et Le Pen a conduit le Conseil constitutionnel à annuler l’élection…

Beatrice Colin

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Dans un bureau de vote de la Haute-Garonne, le 7 mais 2017.
Dans un bureau de vote de la Haute-Garonne, le 7 mais 2017. — H. Menal - 20 Minutes
  • Les 47 votes du village ariégeois de Montbel, dont 14 blancs, ont été annulés par le Conseil constitutionnel mercredi
  • Le scrutin d’un bureau toulousain n’a pas été validé à cause de l’absence d’un membre du bureau de vote

On ne plaisante pas avec le vote blanc à Montbel, en Ariège. La petite commune de 120 habitants, qui avaient placé Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour de l’élection présidentielle, proposait dimanche trois bulletins à ses électeurs : ceux des deux candidats et un blanc.

Erreur selon le Conseil constitutionnel qui a annulé mercredi le scrutin du village qui avait voté à 68,09 % pour Emmanuel Macron. Sur les 65 votants, 14 avaient tout de même glissé le fameux bulletin blanc dans l’urne.

« La présence de documents autres que les bulletins de vote des candidats constitue une irrégularité de nature à influencer les électeurs et à porter atteinte à la sincérité du scrutin », relève le Conseil constitutionnel dans sa décision en faisant référence aux dispositions de l’article L. 58 du code électoral.

>> A lire aussi : Oups, plusieurs villages d’Ariège n’avaient pas de bulletin «Macron»

Des bulletins blancs qui ont aussi conduit à l’annulation des scrutins de quatre bureaux de vote de la commune de Millas, dans les Pyrénées-Orientales, et de ceux des communes de Vaudreville (Manche), de La Chapelle-sur-Usson (Puy-de-Dôme) et de Maconcourt (Vosges).

Le vote de Toulousains aussi annulés

C’est une autre raison qui a poussé le Conseil constitutionnel a annulé le vote des électeurs toulousains de l’école des Vergers, au Mirail. Ses magistrats délégués, qui observent les conditions de vote dans les bureaux, « ont constaté lors de leur passage qu’un seul des membres du bureau de vote [numéro 105] était présent, contrairement aux dispositions de l’article R. 42 du code électoral ».

On ne sait pas si celui-ci était parti faire une pause repas ou pour une urgence, en tout cas les 350 électeurs qui se sont déplacés, dont 79,14 % pour voter Macron, l’ont fait pour rien.