Et si vous achetiez les premières esquisses du «Petit Prince» réalisées par Saint-Ex?

ENCHERES Les premières esquisses du « Petit Prince » dessinées par Saint-Exupéry sont exposées ce jeudi 18 mai à Toulouse, avant d’être vendues aux enchères en juin à Paris…

Béatrice Colin

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Une des premières esquisses du Petit Prince dessinée par Antoine Saint-Exupery et mis en vente aux enchères le 14 juin 2017.
Une des premières esquisses du Petit Prince dessinée par Antoine Saint-Exupery et mis en vente aux enchères le 14 juin 2017. — A. Saint-Exupéry / Artcurial
  • Les onze esquisses de Saint-Exupéry et ses sept lettres étaient entre les mains d’une famille de collectionneurs toulousains depuis plusieurs décennies
  • Parmi les 7 lettres, il y a la dernière de Saint-Ex. Son destinataire, Pierre Dalloz, l’a reçue après la mort de l’écrivain

Avant d’être ce petit blond à la tenue verte qui veut qu’on lui dessine un mouton, Le Petit Prince a eu différentes formes. Durant plusieurs années, Antoine Saint-Exupéry a peaufiné son personnage, griffonné des esquisses, fait évoluer l’histoire et l’environnement poétique de son conte qui est aujourd’hui le livre non-religieux le plus vendu au monde.

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Douze de ces dessins originaux seront vendus aux enchères le 14 juin prochain à Paris. Mais, ce jeudi, à l’hôtel Dumay, les habitants de la Ville rose pourront découvrir ces documents uniques et rares. C’est un collectionneur de l’agglomération toulousaine qui les a confiés au commissaire-priseur Jean-Louis Vedovato d’Artcurial.

Au-delà des esquisses, cette famille a aussi décidé de se séparer des sept lettres d’Antoine Saint-Exupéry. Six d’entre elles sont adressées à Sylvia Hamilton, une journaliste new-yorkaise qui partagea la vie de l’aviateur et à qui il confia en 1943 le manuscrit du Petit Prince.

Sa dernière lettre

La septième est adressée à son ami Pierre Dalloz. Postée le 30 juillet 1944, la veille de la mort de Saint-Ex au large de Marseille, elle arrivera à son destinataire le 4 août. Elle est de fait considérée comme le dernier échange épistolaire de l’écrivain. Et comme un adieu, celui qui a donné des rêves à plusieurs générations de lecteurs y fait un aveu : « Moi, j’étais fait pour être jardinier ».

L’ensemble de ces pièces est estimé à un minimum de 150.000 euros. Il y a un an, une aquarelle originale destinée à illustrer le manuscrit du Petit Prince avait été vendue 133.200 euros aux enchères.