Volley: Les Spacer's outsiders de la finale? «Pour nous, c’est parfait» assure Zago, le capitaine

VOLLEY Emblème des Spacer’s volley depuis 2008, le Brésilien Zago aborde avec sérénité la première finale de Ligue A des Toulousains, samedi contre Chaumont…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Zago, le capitaine brésilien des Spacer's Toulouse volley.
Zago, le capitaine brésilien des Spacer's Toulouse volley. — M. Campion / Spacer's
  • Zago veut finir en beauté une saison historique pour les Spacer's
  • Alors que l'équipe va complètement changer de visage, le trentenaire s'apprête à prolonger son aventure à Toulouse, où il a trouvé une nouvelle famille

Samedi à Paris, Diogenes Zagonel, dit Zago, jouera la rencontre la plus importante de sa longue carrière toulousaine, démarrée en 2008. Le capitaine brésilien conduira ses troupes contre Chaumont en finale de Ligue A. L’épilogue d’une formidable saison pour les Spacer’s, mais aussi la fin d’une époque, puisque l’entraîneur Cédric Enard et des joueurs cadres comme Bram Van Den Dries, Antoine Brizard, Nicolas Rossard et Yacine Louati vont quitter le club. A bientôt 36 ans (le 16 mai), l’attaquant-réceptionneur restera quant à lui fidèle au Palais des sports.

Ressentez-vous une excitation particulière dans le groupe avant la finale ?

Non, pas forcément. On se dit qu’il faut garder les pieds sur terre. Nous avons conscience que c’est le match le plus important de la saison, mais nous l’abordons comme les autres grosses rencontres. Nous restons concentrés pour pouvoir donner le meilleur.

Considérez-vous, comme votre président Didier Conjeaud, que Chaumont sera le favori ?

C’est une équipe qui a terminé en tête de la phase régulière (Toulouse a fini sixième). Et quand on regarde son effectif, son budget… Oui, Chaumont est favori. Mais pour nous, c’est parfait. Cédric (Enard) nous a répété plusieurs fois que le statut d’outsider nous avait réussi en championnat. Chaque fois, on a fait de gros matchs.

Cette finale sera le dernier match avec les Spacer’s de nombreux cadres et de votre entraîneur…

Depuis mon arrivée au club, nous avons bâti une histoire avec Cédric. C’est un ami. Il m’a transmis beaucoup de valeurs et d’expérience. Il va laisser de bonnes choses à Toulouse, mais il va aussi beaucoup nous manquer. C’est pareil pour le départ des joueurs : nous nous sentons tellement bien ensemble. Nous avons le sentiment de former une famille.

Cela va être dur, mais je suis vraiment content pour eux car ils partent pour des projets importants, comme Antoine (Brizard) en Pologne ou Yacine (Louati) à Chaumont. Et Cédric mérite d’entraîner une équipe comme Tours avec un gros budget pour pouvoir exploiter son potentiel.

Avec tous ces départs, êtes-vous inquiet pour la saison prochaine ?

Cela va être une année de transition. Il faudra s’adapter au nouvel entraîneur et bien choisir les recrues, pour avoir une belle équipe sur le terrain, et également miser comme d’habitude sur de jeunes joueurs, qui parlent français, pour assurer une bonne intégration.

Voici neuf ans que vous évoluez à Toulouse. Dans un sport où les joueurs changent souvent de club, cette fidélité étonne.

Lors de ma première saison en France, à Montpellier (2007-2008), je me souviens que lorsque nous étions venus jouer à Toulouse, j’avais dit à un coéquipier : « ce serait vraiment super de pouvoir m’entraîner tous les jours dans cette salle. » L’année suivante, j’ai signé ici et je n’ai plus jamais eu envie de quitter le club. Je m’y sens tellement bien… Il y a des valeurs humaines que l’on ne retrouve pas forcément ailleurs.

Donc, vous allez rester encore longtemps…

J’en ai discuté avec les dirigeants, et je vais prolonger mon contrat de deux ans, jusqu’en 2019. J’ai envie de jouer le plus longtemps possible, et de choisir le moment où j’arrêterai. Pendant ces deux saisons, je vais aussi suivre une formation d’entraîneur. Si cela me plaît et si j’en ai la possibilité, j’aimerais ensuite intégrer l’encadrement des Spacer’s.