Envie de devenir pompier volontaire à Toulouse? C'est désormais possible

SECOURS Pour épauler les sapeurs-pompiers professionnels, une campagne de recrutement de volontaires est lancée à la caserne de Ramonville…

Béatrice Colin
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Intervention des pompiers à Toulouse lors d'une fuite de gaz.
Intervention des pompiers à Toulouse lors d'une fuite de gaz. — FRED SCHEIBER
  • Les 76 sapeurs-pompiers de Ramonville réalisent 5.000 interventions chaque année dont une partie sur Toulouse
  • En Haute-Garonne, 1.200 citoyens sont pompiers volontaires, soit 62 % des effectifs
  • Une réunion d’information à lieu le 10 mai à la caserne

L’uniforme vous a toujours fait rêver ? Petit(e), vous dormiez avec votre camion rouge ? Vous n’avez peut-être pas loupé le coche. Le centre de secours de Ramonville-Saint-Agne fait appel à des sapeurs-pompiers volontaires et lance une campagne de recrutement, qui fait suite au mouvement de grève de l’an passé.

Déjà 1.200 pompiers volontaires en Haute-Garonne

Si en Haute-Garonne, plusieurs casernes fonctionnent déjà grâce à l’engagement de 1.200 citoyens, c’est la première fois que les sapeurs-pompiers professionnels de la caserne Buchens seront épaulés par des volontaires.

Installés juste à côté du terminus de la ligne B, ses 76 membres interviennent sur 38 communes, dont un tiers du territoire de la Ville rose. Ces hommes du feu réalisent 5.000 interventions chaque année. Et les nouvelles recrues « seront affectées aux mêmes missions que les sapeurs pompiers professionnels », indique le conseil départemental, qui chapeaute le service départemental d’incendie et de secours (SDIS).

Pour tout savoir sur les qualités requises, une réunion d’information se tient le 10 mai à 18 h 30 à la caserne. Mais, si la vue du sang vous met en transe et que pour vous, être pompier c’est ressembler aux beaux gosses de la série Chicago Fire, c’est loin d’être gagné.

Amateurs d’action

Au-delà d’être un tantinet altruiste et d’avoir l’esprit d’équipe, quelques prérequis sont d’ores et déjà connus. Les volontaires, hommes ou femmes, doivent en effet être âgés de 18 à 55 ans. Il faut habiter à moins de 13 minutes du centre de secours et pouvoir se rendre disponible, y compris en journée.

Les recruteurs ne vous demanderont pas de courir un marathon en moins de 2 h 30, mais il faut tout de même une bonne condition physique et aimer l’action : les adeptes des soirées pantoufles peuvent rester devant leur télé.

Ceux qui seront retenus percevront « une indemnité et non une rémunération, car il s’agit d’un engagement civique et non d’un emploi », précise le département. Elle est d’environ 8 euros par heure. Une seconde vague de recrutement de pompiers volontaires aura lieu d’ici un an dans les deux autres casernes toulousaines de Lougnon et Vion.