Montauban: Ils tuent un étudiant pour une cigarette, les deux meurtriers présumés de Jérémy Roze à nouveau jugés

JUSTICE Le procès en appel des meurtriers de Jérémy Roze, un étudiant agressé pour une cigarette en février 2011, s’ouvre ce mardi à Montauban…

Béatrice Colin
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Lors d'une marche blanche en hommage à Jérémy Roze, en mars 2011.
Lors d'une marche blanche en hommage à Jérémy Roze, en mars 2011. — F. Lancelot / SIPA
  • Dans la nuit du 26 au 27 février 2011, Jérémy Roze, un étudiant en biologie, recevait à Toulouse un coup de couteau fatal en pleine rue.
  • En première instance, les deux meurtriers présumés ont écopé de 20 ans de prison pour Driss Arab et réclusion à perpétuité pour Hicham Ouakki.

Dans la nuit du 26 au 27 février 2011, Jérémy Roze, un étudiant toulousain, croise vers 2h du matin la route d’Hicham Ouakki et Driss Arab dans le quartier Saint-Michel.

Armés d’un couteau, ils l’accostent pour une cigarette avant de lui porter un coup fatal. Trouvé quelques instants plus tard par une jeune femme au croisement de la rue Valentin et l’avenue de l’URSS, le jeune homme originaire du Béarn succombera à sa blessure.

Perpétuité et 20 ans en première instance

Ce mardi matin débute devant les Assises de Montauban le procès en appel des deux meurtriers présumés de Jérémy Roze, qui n’ont eu de cesse depuis six ans de se renvoyer la responsabilité du coup fatal.Lors du procès en première instance, Hicham Ouakki avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et Driss Arab à 20 ans de réclusion.

Le premier se serait vanté auprès de proches d’avoir planté « un yankee » lorsqu’ils étaient à Toulouse. Les deux meurtriers présumés avaient en effet été interpellés par le service régional de police judiciaire trois semaines après les faits, à Limoges où ils vivaient.

« Chacun raconte l’histoire de l’autre. Ils ont une deuxième chance de dire la vérité, est-ce qu’ils vont la saisir ? Nous, nous n’avons pas de seconde chance. Il n’y a pas de prescription pour notre souffrance », explique Christian Roze, le père de la victime.

Mais ce dernier ose à peine croire à des aveux de la part des deux jeunes hommes, âgés de 24 et 26 ans. « Ils ont fait quatre ans de prison avant le premier procès, ça n’avait modifié en rien leur profil psychologique, leur immaturité et même leur inhumanité. Ils ont essayé de faire des excuses, mais elles étaient certainement de façades », charge celui qui « vit dans la peine depuis six ans ».

Le verdict est attendu vendredi.