Toulouse: L’infiniment petit au cœur de la Nanocar Race, une course de molécules-voitures

SCIENCES Jusqu’à samedi, les internautes peuvent suivent sur YouTube une course de molécules-voitures unique au monde qui se déroule dans les locaux toulousains du CNRS…

Julie Rimbert

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Lors de la Nanocar Race, les molécules-voitures s'affrontent sur une piste en atomes d'or.
Lors de la Nanocar Race, les molécules-voitures s'affrontent sur une piste en atomes d'or. — CNRS
  • La Nanocar Race, première mondiale du genre, dure 36 heures
  • Six équipes s’affrontent avec leurs molécules-voitures sur une piste d’or
  • La course est visible uniquement sous un « super » microscope. Elle est retransmise sur YouTube

Il aura fallu aux chercheurs deux à trois ans de travail pour créer ces voitures hors du commun. Le CNRS accueille jusqu’à samedi la première Nanocar Race, une course de molécules-voitures.

Des exemples de molécules-voitures assemblées pour la course.
Des exemples de molécules-voitures assemblées pour la course. - Capture d'écran CNRS

Ces véhicules de quelques centaines d’atomes s’affrontent sur une piste d’or, visible uniquement sous un microscope unique au monde, celui du Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (CEMES).

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Un million de fois plus petit qu’une fourmi

Plus qu’une compétition, la Nanocar Race est une expérience scientifique internationale, menée en temps réel, pour tester les performances de molécules-machines et des instruments scientifiques capables de les contrôler.

Des équipes française, suisse, japonaise, allemande, autrichienne, et américaine participent à ce challenge scientifique. Durant les 36 heures de course, ces véhicules un million de fois plus petits qu’une fourmi évoluent sur une feuille d’or, propulsés grâce à des impulsions électriques. Les pilotes de ces drôles de voitures sont installés dans une salle de contrôle, devant des ordinateurs, alors que la piste d’or est, elle, située dans une salle blanche.

« Cette course est un prétexte pour comprendre comment ces molécules-voitures utilisent l’énergie qu’on leur envoie pour bouger, explique Gwénael Rapenne, membre de l’équipe française et professeur de chimie à l’Université Paul-Sabatier, également chercheur au  CEMES-CNRS. A terme, l’application de cette expérience permettrait de consommer un million de fois moins d’énergie, par exemple pour un ordinateur ».

La Nanocar Race est retransmise en direct jusqu’à samedi 17 heures sur une chaîne YouTube.