VIDEO. Toulouse: Cheval, œuf, dindon… ils vont restaurer des maquettes anatomiques rares

PATRIMOINE Des modèles anatomiques rares d’animaux issus des collections de l’Université Paul-Sabatier et de l’école vétérinaire font faire l’objet d’une restauration…

Béatrice Colin

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La maquette anatomique de cheval Auzoux est conservée à l'école vétérinaire de Toulouse. Lancer le diaporama
La maquette anatomique de cheval Auzoux est conservée à l'école vétérinaire de Toulouse. — ENVT/UT3
  • La collection de l’Université Paul-Sabatier contient 4.000 pièces, dont certaines pièces uniques comme un dindon en papier mâché.
  • Une opération de crowdfunding a été lancée pour financer la restauration de modèles abîmés par le temps.
  • Le docteur Louis Auzoux révolutionna au XIXe siècle la fabrication des modèles anatomiques et créa une manufacture pour les produire.

Elles garnissent parfois les bureaux des ORL ou des cardiologues, venant au secours des médecins pour expliquer à leurs patients de quoi il en retourne. Les maquettes anatomiques du corps humain sont bien connues du grand public. Ce que l’on sait moins, c’est qu’il en existe aussi pour représenter nos amis les bêtes.

L’Université Paul-Sabatier et l’école vétérinaire de Toulouse en possèdent de nombreux exemplaires pour aider leurs étudiants à comprendre comment fonctionne l’anatomie du cheval ou des gallinacées. Certaines pièces ont ainsi plus d’un siècle et demi et proviennent de la manufacture du docteur Louis Auzoux, qui révolutionna à son époque l’anatomie artificielle.

Mais elles sont parfois abîmées, comme ce dindon en papier mâché qui mérite d’être restauré. Tout comme la maquette de cheval conservée précieusement à l’école vétérinaire.

A l'Université Paul-Sabatier, près de 4.000 pièces Auzoux sont conservées.
A l'Université Paul-Sabatier, près de 4.000 pièces Auzoux sont conservées. - B. Colin / 20 Minutes

4.000 pièces dans la collection

Pour y parvenir, une opération de financement participatif vient d’être lancée.

« La collection a été constituée par des anciens chercheurs et est composée de 4.000 pièces. Il y a des animaux naturalisés, conservés en milieu liquide mais aussi un grand nombre de modèles en papier mâché, en cire, en bois, en plâtre et en fil de fer », détaille Sylvain Mastrorillo, enseignant en biologie animale.

Depuis trois ans, une équipe s’occupe d’inventorier ces pièces et de les entretenir. « Nous avons redécouvert certaines pièces. Il est important de les conserver car certains de ces animaux sont en voie de disparition », plaide Sandrine Paute, en charge de la collection à l’Université qui contient des raretés comme ces crânes éclatés de poisson et crocodile.

Une grenouille et une étoile de mer réalisées en fil de fer et dont le système nerveux est représenté font d’ailleurs l’objet d’une demande de classement auprès des monuments historiques.

Avec l’ambition à terme de créer un musée au sein même du campus pour en faire profiter le plus grand nombre.