Présidentielle: Un appel commun lancé aux candidats pour obtenir le TGV Sud-Ouest en 2024

TGV BORDEAUX-TOULOUSE Après avoir écrit à François Hollande, Carole Delga, Georges Méric et Jean-Luc Moudenc demandent aux onze candidats à la présidentielle de s’engager sur le TGV Bordeaux-Toulouse…

B.C.
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Sur la façade du Capitole, la mairie de Toulouse affiche son soutien à l'extension de la LGV Paris - Bordeaux vers la Ville rose, le 28 mars 2017.
Sur la façade du Capitole, la mairie de Toulouse affiche son soutien à l'extension de la LGV Paris - Bordeaux vers la Ville rose, le 28 mars 2017. — Mairie de Toulouse

A six jours du premier tour de l’élection présidentielle, et à deux jours de la visite du président de la SNCF Guillaume Pepy dans la Ville rose, ils ont décidé d’enfoncer le clou.

La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (PS), le président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc (LR), et celui du Département de la Haute-Garonne, Georges Méric (PS), ont décidé de lancer un appel commun ce lundi 17 avril pour réaffirmer « d’une seule voix la nécessité de la grande vitesse à Toulouse ».


Ces trois responsables de collectivités locales demandent aux onze candidats de s’engager à respecter le calendrier de livraison de la ligne à grande vitesse qui doit mettre en 2024, Toulouse à 3 h 10 de Paris. Comme ils l’ont déjà fait lors d’un précédent envoyé à François Hollande.

Une pétition de 25.000 signatures

« Nous ne pouvons pas être le chaînon manquant de la grande vitesse du Sud-Ouest européen. Nous formons un pack, plus mobilisé que jamais, pour défendre ce projet indispensable à notre territoire et à l’Europe », argumentent-ils.

Cet appel intervient après plus d’un mois de mobilisation et le lancement d’une pétition par la ville de Toulouse qui a réuni 25.000 signatures. Elle fait suite à des déclarations du président de la SNCF, Guillaume Pepy. Dans une interview à la matinale de France Inter, il avait indiqué que l’achèvement du chantier de la LGV Tours-Bordeaux en juillet prochain serait « le dernier pour le moment ».

Car si le tronçon entre Bordeaux et Toulouse a bien fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique, pour l’heure, les autorités sont loin d’avoir bouclé son financement.