Toulouse: Après l'agression d'un de ses salariés, l'accueil du RSI est fermé

SOCIETE Un agent d’accueil du Régime social des Indépendants de Midi-Pyrénées a été agressé par un assuré. La direction dénonce « l’inconséquence des propos tenus par des responsables politiques » envers le RSI…

Béatrice Colin

— 

Les bureaux du RSI Côte d'Azur à Nice.
Les bureaux du RSI Côte d'Azur à Nice. — BEBERT BRUNO/SIPA

L’accueil du Régime social des Indépendants (RSI) de Midi-Pyrénées, implanté à Balma, à l’est de Toulouse, est fermé jusqu’à nouvel ordre. Mercredi, l’un de ses agents a été agressé physiquement et verbalement par un des assurés, poussant les agents du service à faire valoir leur droit de retrait.

Si la direction regrette « cette situation préjudiciable au fonctionnement normal d’une caisse de sécurité sociale », elle apporte toutefois « son soutien aux salariés, estimant que ces incidents répétés, envers des agents d’accueil, ne sont pas acceptables ».

Elle a porté plainte, et le fera systématiquement, précisant que l’exercice de ce droit de retrait est une première et « est révélateur de l’état de choc des salariés ».

Le RSI, sujet d’attaques de candidats à la présidentielle

En pleine campagne de la présidentielle, le régime social des indépendants (RSI) est l’objet d’attaques régulières. Pas plus tard que lundi, lors du débat entre cinq des candidats, le RSI a été vivement critiqué par Marine Le Pen.

« Les indépendants créent le plus d’emplois et je vais les préserver du serial killer qu’est le RSI qui a mis au tapis un nombre d’indépendants spectaculaire. Je mettrai une amnistie pour les arriérés du RSI », a indiqué la candidate du FN.

« Les agents du RSI sont là pour assurer le service public d’accueil et d’accompagnement des travailleurs indépendants. Ils le font depuis plus de dix ans avec un dévouement sans égal. Certaines expressions, comme la dernière utilisée à l’occasion d’une émission politique regardée par plus de 10 millions de téléspectateurs, ne servent pas l’intérêt des travailleurs indépendants et exposent gravement et inutilement nos agents », a réagi Stéphane Seiller, le directeur général du RSI.