TGV Bordeaux-Toulouse: La Ville rose lance une pétition pour voir aboutir le projet en 2024

SNCF Alors que le PDG de la SNCF laisse planer le doute sur la mise en service en 2024 de la LGV entre Bordeaux et la Ville rose, la mairie de Toulouse lance une pétition pour le maintien du calendrier…

Beatrice Colin

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Le nouveau TGV pour ligne LGV Bordeaux-Paris, Credit:ROMUALD MEIGNEUX/SIPA/1609141402
Le nouveau TGV pour ligne LGV Bordeaux-Paris, Credit:ROMUALD MEIGNEUX/SIPA/1609141402 — SIPA

Les élus toulousains ont peu goûté aux propos tenus récemment par le PDG de la SNCF. Invité de la matinale de France Inter, Guillaume Pépy a indiqué que l’achèvement du chantier de la LGV Tours-Bordeaux en juillet prochain serait « le dernier pour le moment ». De quoi mettre en émoi les représentants des collectivités locales d’Occitanie, qui attendent de pied ferme leur portion à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse en 2024.

Après les réactions, le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR) a décidé de passer à l’action. Il a annoncé ce vendredi matin qu’il lancerait une pétition à compter du 23 mars et jusqu’au 14 avril sur le site TGV-Toulouse.fr.

Objectif : créer une mobilisation citoyenne forte autour de ce projet qui mettra la Ville rose à 3h10 de Paris, tout en interpellant au passage les candidats à l’élection présidentielle pour connaître leur position et obtenir leur engagement pour un maintien du calendrier et des financements.

Questions autour du financement

Car pour l’heure, si la déclaration d’utilité publique a été signée par le secrétaire d’État chargé des Transports, le budget global de 8,3 milliards pour les deux nouvelles lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax est loin d’être bouclé.

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« Toulouse et sa Métropole, qui enregistrent la plus forte croissance démographique française et détiennent le record de création d’emplois privés, qui séduisent de plus en plus de grandes entreprises et de start-up, ne peuvent rester plus longtemps à l’écart du réseau ferroviaire à grande vitesse », rappelle le maire de Toulouse qui appelle « tous les habitants à nous rejoindre dans ce combat ».