Trou de la rocade de Toulouse: Une canalisation soupçonnée (mais il faut encore creuser)

MYSTERE De nouveaux travaux provisoires vont avoir lieu sur la rocade de Toulouse, là où un trou béant est brusquement apparu mardi. La piste d’une canalisation est évoquée, sans certitude…

Helene Menal

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Un accident a pertubŽ la circulation sur la rocade au niveau de la CŽpire. 17/03/2011 Toulouse
Un accident a pertubŽ la circulation sur la rocade au niveau de la CŽpire. 17/03/2011 Toulouse — Frederic Scheiber/20MINUTES

La bretelle de la rocade de Toulouse où un mystérieux et large trou est brusquement apparu mardi 14 mars sera à nouveau fermée dans la nuit de jeudi à vendredi, « pour de nouveaux travaux provisoires ».

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Car, pour les travaux définitifs, encore faut-il connaître le phénomène qui a entraîné l’apparition de cette cavité d’un mètre de diamètre et l’affaissement brutal de la chaussée. « Pour l’heure, nous soupçonnons un défaut sur une canalisation enterrée à 4 ou 5 mètres de profondeur », indique Jean-Charles Mourey, le chef du district centre à la Direction interdépartementale des routes du Sud-ouest (Dirso). Mais la canalisation en question, n’a apparemment ni fui, ni explosé. Le problème pourrait venir d’une erreur durant sa pose, « il y a quelques années ».

Du jamais vu en quarante ans

Il n’y a donc pour l’instant aucune certitude et cette bretelle (qui relie l’A64 au périphérique intérieur au niveau de Bordelongue) va connaître plusieurs nuits de fermeture au cours de la semaine.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les techniciens vont comme le premier jour, mais dans un périmètre plus large, à nouveau décaisser, puis remblayer et bitumer. Mardi puis jeudi prochains, ils procéderont à des sondages aux abords de la bretelle pour vérifier qu’il n’y a pas d’autre problème du même acabit.

Il va donc falloir creuser encore une bonne semaine pour éclaircir le mystère. Mais deux choses restent sûres. La première, c’est que l’événement est plus que rarissime puisque, de mémoire de technicien de la Dirso, « ça ne s’est jamais produit en quarante ans ». La deuxième étant que les Toulousains, en l’absence d’incident grave, prennent ce trou avec humour.