Non, non, non! On ne peut pas faire du quad n’importe où, Yamaha condamné à Toulouse

ENVIRONNEMENT Le tribunal d’instance de Toulouse a condamné le géant japonais Yamaha pour publicité mensongère, rappelant qu’on ne peut pas faire de quad en pleine nature…

Hélène Ménal

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Un quad Yamaha, mais en conditions rallye, sur le Dakar 2017
Un quad Yamaha, mais en conditions rallye, sur le Dakar 2017 — Martin Mejia/AP/SIPA

Non, on ne peut pas franchir les ruisseaux et dévaler les chemins de randonnée forestiers en quad. C’est pourtant ce que laissaient croire des visuels diffusés à l’été 2016 par le constructeur japonais Yamaha sur son site Internet. Pour vanter les atouts des quads et autres motoneiges, des pilotes s’éclataient littéralement en pleine nature, notamment au milieu de rochers.​

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​Or, les véhicules terrestres à moteur ne sont autorisés que sur les voies ouvertes à la circulation. Les images, par conséquent utopiques, n’ont pas échappé à France Nature Environnement (FNE), dont l’antenne midi-pyrénéenne a décidé de porter l’affaire en justice. « Nous nous sommes sentis concernés parce qu’il y avait des images en montagne et parce que nous recevons de plus en plus en plus de signalements de nos adhérents », indique Hervé Hourcade, le juriste de l’association.

« Sentinelles de l’environnement »

Le 6 février dernier, le tribunal de grande instance de Toulouse a jugé que Yamaha avait fait une embardée. Il a condamné à verser 2.000 euros de dommages et intérêts jugeant que « les visuels publicitaires montrant des quads et des motoneiges évoluant dans des espaces naturels (…) sont de nature à induire en erreur les potentiels acquéreurs en leur laissant penser qu’ils peuvent utiliser librement ces véhicules dans des espaces naturels sans risquer des sanctions ».

La firme japonaise n’est est loin d’être la seule cible des « sentinelles de l’environnement » de FNE. A Rodez, dans l’Aveyron, une association a été condamnée récemment par le tribunal correctionnel pour avoir organisé une randonnée 4x4 avec 45 véhicules qui ont notamment emprunté un cours d’eau sur 600 mètres.