VIDEO. La folle première année de Pascal Dupraz au TFC en cinq grandes dates

ANNIVERSAIRE Nommé le 1er mars 2016 à la tête du TFC, Pascal Dupraz s’est imposé comme un personnage majeur de la Ligue 1…

Nicolas Stival

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Pascal Dupraz, l'entraîneur du TFC, après la victoire face au Paris Saint-Germain en Ligue 1, le 23 septembre 2016 au Stadium de Toulouse.
Pascal Dupraz, l'entraîneur du TFC, après la victoire face au Paris Saint-Germain en Ligue 1, le 23 septembre 2016 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP

Ce mercredi, Pascal Dupraz fête sa première année à la tête du TFC. L’entraîneur de 54 ans a déjà profondément marqué l’histoire du club toulousain, avec le maintien aussi spectaculaire qu’inespéré la saison dernière. Au moment de souffler cette première bougie, 20 Minutes a sélectionné cinq moments clé.

5 mars 2016 : Le malaise en plein entraînement

La carrière toulousaine de Pascal Dupraz commence par une énorme frayeur. Quatre jours après sa nomination à la tête du 19e de L1, le Haut-Savoyard s’effondre en plein entraînement, à la veille de la première étape de l’improbable opération maintien, à Marseille. Le souvenir de son infarctus, en 2001, refait surface. Mais s’il est remplacé par son adjoint Mickaël Debève au Vélodrome (1-1), Dupraz reprend vite les rênes du club. « Je l’ai perçu comme un signe, un message à destination de ses joueurs, expliquera en janvier Pierre-Emmanuel, l’un de ses fils, dans L’Equipe. Quelque part, je pense que ça a rapidement solidifié leurs liens. »

14 mai 2016 : Angers, épatant épilogue de la remontada

Alors qu’il accusait dix points de retard sur le premier non-relégable lors de l’arrivée de Dupraz, Toulouse sort de la zone rouge le 7 mai, grâce à un succès sur Troyes (1-0). Le maintien est acquis de haute lutte une semaine plus tard à Angers, lors d’un match à jamais gravé dans l’histoire des Violets (2-3) : déplacement en masse des supporters, inoubliable causerie de l’entraîneur avant le match, but décisif de Yann Bodiger, sorti du banc suite à une intuition surnaturelle du sorcier haut-savoyard… Le championnat est fini, le TFC est sauvé. « Dieupraz » est né.

23 septembre 2016 : Le champion parisien mord la poussière au Stadium

Dans la foulée de son maintien in extremis, et malgré le départ de Ben Yedder, son buteur et son meilleur joueur, le TFC signe un bon début de saison avant son premier gros test face au PSG, quadruple champion de France en titre. Sur sa pelouse du Stadium, Toulouse et son gardien Lafont, héroïque, souffrent une mi-temps durant. Mais l’expulsion d’Aurier, dès le début de la seconde période, fait chavirer la partie. Bodiger transforme le penalty consécutif à la faute de l’Ivoirien, puis Durmaz tue le suspense. La force athlétique des Violets a éreinté les Parisiens (2-0). «  On a le droit de rêver dans ce monde où la réalité n’est pas marrante », juge Dupraz, entraîneur d’un surprenant troisième de L1, après sept journées. L’automne sera plus compliqué.

8 janvier 2017 : L’OM ruine le pari de Dupraz

En novembre, Dupraz avait annoncé la couleur : « j’aimerais être l’entraîneur qui conduit ses troupes au Stade de France ou au Parc OL [pour les finales de la Coupe de France ou de la Ligue]. » Dès le 14 décembre, Metz stoppe le rêve en Coupe de la Ligue. Marseille en fait de même en Coupe de France au Stadium, pour le premier match de 2017, qui marque le 80e anniversaire du TFC. En outre, l’enceinte toulousaine se transforme pour l’occasion en mini-Vélodrome. « C’est insupportable qu’une agglomération de plus d’un million d’habitants ne fasse pas la loi dans les tribunes », peste le technicien.

19 février 2017 : Le TFC gare le bus au Parc des Princes

Cinq jours après avoir épaté toute l’Europe en tordant le Barça en Ligue des champions (4-0), le PSG reçoit Toulouse, modeste neuvième de L1. Mais la raclée attendue n’aura pas lieu. Après une première période relativement ouverte, le TFC ferme la boutique. Sa solidité défensive, couplée à un peu de réussite, lui permet de décrocher un nul inespéré (0-0). Expulsé, Dupraz ne verra pas la fin du match, et s’énervera contre l’arbitrage français « microcosme » d’un « Etat extrêmement répressif ». Peu importe, le technicien a réussi son pari, au grand dam de supporters parisiens qui étalent leur frustration sur les réseaux sociaux.