Toulouse: La chasse aux voitures ventouses du métro a commencé

TRANSPORTS La chasse aux voitures ventouses sur les parkings du métro démarre. D’abord avec pédagogie, puis bientôt sous forme de PV à 35 euros…

Hélène Ménal
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Le parking relais du métro au terminus de Ramonville.
Le parking relais du métro au terminus de Ramonville. — Fred Scheiber/20 Minutes

Non, les parkings du métro ne servent pas à entreposer sa voiture pour les vacances avant de sauter dans le tram, direction l’aéroport. C’est pour ce genre de cas, pour les étudiants qui se garent toute la semaine aussi ou encore pour les riverains qui trouvent là une solution bien économique, que Tisséo a lancé lundi 27 février une vaste chasse aux voitures ventouses sur les parkings-relais.

Sur les 6.600 places disponibles pour les usagers, « 1.000 à 1.200 » seraient occupées en permanence par des « squatteurs ». Résultat, des Toulousains, lassés de tourner le matin pour trouver une place, renoncent tout simplement à prendre le métro.

Marche arrière temporaire

Mais c’en est fini de l’impunité. Ou presque. Des agents vont inspecter les parkings la nuit (de 1h à 5h en semaine et 2h à 5h le week-end) et, au petit matin, les indélicats trouveront un papillon sur leur pare-brise. Au départ, la « prune » devait d’emblée se monter à 35 euros. « Mais nous allons commencer de façon plus pédagogique avec de vrai faux PV », indique Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo.

>> A lire aussi : Toulouse: Bientôt des PV (pas toujours mérités) sur les parkings du métro

Depuis l’annonce de l’opération, il a en effet été alerté sur les cas des travailleurs de nuit. Ceux-là sont bien garés sur les parkings-relais la nuit, mais pour de bonnes raisons. Ce sont de vrais usagers que Tisséo prenait le risque de verbaliser injustement. « J’ai donc demandé à la régie des transports de créer un badge pour eux », poursuit l’élu.

Et ce n’est que quand ces badges seront distribués et opérationnels que les vraies contraventions entreront en circulation.

Nouveau système en 2018

Le système des badges restera transitoire. En 2018, un nouveau système de gestion des parking-relais sera mis en service. Des caméras pourront lire les plaques d’immatriculation aux barrières, permettant une gestion plus fine des catégories d’usagers.