Salon de l’agriculture: Everest, le taureau de l’Aubrac, fils de Ben-Hur, de retour en piste

AGRICULTURE Everest, un taureau au top venu d’Aveyron, sera l’ambassadeur de la race Aubrac sur le ring du concours général agricole…

Beatrice Colin

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Everest a déjà été consacré l'an dernier champion mâle de la race Aubrac lors du concours général agricole.
Everest a déjà été consacré l'an dernier champion mâle de la race Aubrac lors du concours général agricole. — Gaec Nolorgues

Lorsqu’on a un père qui s’appelle Ben-Hur et une mère Bergère, on a un pedigree prémonitoire pour participer au concours général agricole du salon de la porte de Versailles. Surtout quand on pèse 1.210 kilos et qu’on a une belle robe fauve.

Elevé au cœur de l’Aveyron, le bien nommé Everest a des arguments pour défendre les couleurs de ses congénères de la race Aubrac à Paris. Il a même de solides arguments qui ont déjà séduit les membres du Salon de l’agriculture l’an dernier puisqu’ils l’ont fait champion de sa catégorie.​

​Cette année encore le taureau de 8 ans fera partie du voyage à la capitale pour défendre les couleurs de sa terre natale. « Everest a beaucoup de classe, il est large, profond, très équilibré. Il a un joli grain de viande », résume François Nolorgues son propriétaire qui l’a vu naître.

Facile à élever et résistant

Et côté Aubrac, il s’y connaît. Cet éleveur associé au sein d’un Gaec gère 400 bêtes et fait du négoce en exportant la race dans d’autres pays, notamment de l’Europe de l’Est. Et si certains producteurs de race à viande connaissent la crise, c’est loin d’être le cas des Aveyronnaises qui connaissent un regain d’intérêt ces dernières années.

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« Jusqu’aux années 1980, c’était une race en déclin. Depuis c’est reparti, c’est une vache facile à élever, résistante et qui nécessite un minimum de surveillance », assure l’éleveur. Et rentable de surcroît. De quoi séduire, y compris à l’étranger.