Toulouse: Jardins potagers, paysage comestible... l'agriculture urbaine prend racine

SOCIETE Les 18 et 19 mars, Toulouse accueille les 48 heures de l’agriculture urbaine. Un week-end pour découvrir tout ce qui est mis en œuvre dans la Ville rose pour avoir un peu plus de vert…

Beatrice Colin

— 

A Tournefeuille, des jardins familiaux.
A Tournefeuille, des jardins familiaux. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

En mars, de drôles de jardinières vont pousser au Jardin des Plantes et du côté de Compans. Dans ces bacs surélevés, point de fleurs, mais des légumes.

« Nous avons souhaité mettre à la disposition des gens des potagers. Autour de ces "jardinous", qui sont à hauteur d’yeux pour les enfants et accessibles aux personnes à mobilité réduite, les services municipaux feront de la pédagogie », explique Marie-Pierre Chaumette, adjointe au maire en charge des espaces verts.

>> A lire aussi : Et si des jardinières partagées poussaient au coin des rues de Toulouse

Une initiative municipale qui sera inaugurée à l’occasion des 48 h de l’Agriculture urbaine, les 18 et 19 mars.

Au cours de ce week-end-là, toutes les bonnes idées pour faire germer un peu plus de vert en ville seront mises en avant.

Sensibilisation du public

Que ce soit la ferme aquaponique développée par Citizen Farm au parc Raymond VI ou encore le travail mené par Terr’eau ciel.

Cette association repense des espaces collectifs pour en faire des paysages comestibles comme ce fut le cas avec la résidence des Tibaous où les habitants ont replanté des arbres fruitiers et des plantes aromatiques.

>> A lire aussi : La ferme urbaine où comment faire pousser des légumes dans un conteneur

« Le concept d’agriculture urbaine est très large, il va de la personne qui a des bacs de tomates sur sa terrasse aux jardins partagés. Cela revêt un aspect social, mais aussi des questions en lien avec le changement climatique ou encore le fait d’avoir de la nourriture plus proche de là où on la consomme. Il y a encore du travail, mais toutes les initiatives renforcent la sensibilisation », plaide Christian Ortega de GreenMyCity, l’association qui coordonne ce premier rendez-vous avec, entre autres, Terres Toulousaines, qui déploiera un potager éphémère en ville.