VIDEO. Pyrène: Le premier robot humanoïde bricoleur présenté à Toulouse

HIGH-TECH Grâce à ses 32 mouvements articulaires indépendants, Pyrène peut surmonter rapidement un grand nombre d’obstacles, comme un terrain accidenté ou des marches d’escaliers...

20 Minutes avec agences

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PYRENE, un robot humanoïde nouvelle génération conçu pour le LAAS-CNRS par l'entreprise espagnole PAL.
PYRENE, un robot humanoïde nouvelle génération conçu pour le LAAS-CNRS par l'entreprise espagnole PAL. — LAAS-CNRS

Une taille d'1,75m, 100 kilos et capable de visser ou percer. Telles sont les caractéristiques de Pyrène, le « premier » robot humanoïde au monde conçu pour se servir d’outils, présenté ce jeudi à Toulouse (Haute-Garonne).

Un appareil dernier cri, qui contrairement à la première génération de robots, « est capable non seulement de bouger mais également d’agir sur son environnement et de produire des forces, afin de le rendre capable d’exécuter des tâches », explique Philippe Souères, responsable du département robotique au Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS) de Toulouse.

Surmonter un grand nombre d’obstacles

Grâce à ses 32 mouvements articulaires indépendants, Pyrène peut surmonter rapidement un grand nombre d’obstacles, comme un terrain accidenté ou des marches d’escaliers. Muni de caméras stéréo à détection de profondeur, il peut « voir » un obstacle avant de le contourner, là où ses ancêtres poursuivaient leur chemin, percutaient et tombaient.

En outre, « grâce à la locomotion généralisée », Pyrène peut par exemple « s’appuyer sur un mur ou se saisir d’une rampe pour monter les escaliers ». A terme, l’objectif est de faire un « robot qui soit capable de comprendre la chambre de mes fils », peu rangée comme on peut l’imaginer, afin d’y intervenir, illustre Olivier Stasse, directeur de recherche au sein de l’équipe Gepetto, qui pilote le projet au sein du LAAS.

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Des débouchés futurs dans l’industrie aéronautique ?

Et selon le spécialiste, après « quelques mois de développement », Pyrène sera capable de « se servir d’outils et d’effectuer des actions complexes, telles que visser quelque chose ou percer un trou ». Il s’entraîne d’ailleurs déjà à effectuer des actions sur des objets prêtés par Airbus.

Car l’application de ce petit bijou de technologie pourrait aussi résider dans l’industrie aéronautique, encore « peu automatisée par rapport aux constructeurs automobiles par exemple », rappelle Olivier Stasse.

Effectuer des tâches pénibles chez l’homme

Actuellement, il est en effet encore impossible pour un robot de s’accroupir dans une carlingue pour aller y visser des boulons fixant une aile. Pyrène a l’ambition, à terme, de pouvoir s’en charger.

Quand ? « Dans un horizon relativement court. On peut parler en termes de quelques années », s’avance Philippe Souères. « Pyrène pourrait ainsi effectuer ces tâches éprouvantes susceptibles de causer des troubles musculosquelettiques chez l’homme », assure de son côté Olivier Stasse.

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