Un à sept ans de prison requis contre six membres d'une filière djihadiste toulousaine jugés à Paris

JUSTICE Ces jeunes Toulousains, soupçonnés d'avoir voulu partir combattre en Syrie, étaient jugés cette semaine par le tribunal correctionnel de Paris...

J.R. avec AFP

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Illustration du Palais de Justice à Paris, le 13 décembre 2016.
Illustration du Palais de Justice à Paris, le 13 décembre 2016. — T.SAMSON / AFP

Leur rêve était de rejoindre l’Etat Islamique en Syrie mais ils n’y sont jamais parvenus. Des peines d’un an à sept ans de prison ont été requises jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de six Toulousains, qui voulaient rejoindre les rangs de l’organisation terroriste.

Repaire d’apprentis djihadistes

Les six prévenus se réunissaient dans un appartement du quartier de Mirail, loué par Yousef Touati, un Franco-Tunisien de 32 ans, qui facilitait le départ des candidats au djihad. Sept ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers, ont été requis contre lui. « Il aidait, motivait les candidats au départ », avec de la documentation, des vidéos ou la rencontre de djihadistes confirmés, a expliqué le procureur.

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Le magistrat a requis cinq ans ferme, assortis d’une peine de sûreté des deux tiers, contre deux autres prévenus : Aboubakry Sy, qui avait « signé une lettre d’allégeance à l’Etat Islamique », et Nabil Chane, considéré comme « inséré dans la djihadosphère ». Quatre ans de prison, dont deux avec sursis et mise en épreuve, ont été demandés contre Jonathan Deneux, décrit comme « un suiveur sous influence ».

Certains ont réussi à partir

Benoit Bodini, 28 ans, le seul à avoir reconnu les faits devant les juges, risque quant à lui une peine de deux ans ferme. « Ces velléitaires sont ceux qui ne sont jamais partis ou ont aidé d’autres à partir », a souligné le procureur. Dans cette filière toulousaine, un seul membre, Tayeb Derraz, a réussi à gagner la Syrie en 2013 et y rester.

D’autres autres jeunes, Mounir Diawara et Rodrigue Quenum, sont partis puis revenus. Ils ont été interpellés lors d’un braquage d’une supérette en 2013. Leurs dossiers ayant été disjoints, ils seront présentés ultérieurement devant une cour d’assises.