Tarn: Ce que l'on sait des restes humains retrouvés dans un bidon chez un ancien truand

ENQUETE La mort, naturelle, d’un sexagénaire solitaire a conduit à la découverte à son domicile de restes humains immergés dans un fut...

H.M. avec AFP

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La maison de Saint-Benoît-de-Carmaux où ont été faites les macabres découvertes.
La maison de Saint-Benoît-de-Carmaux où ont été faites les macabres découvertes. — Google Maps

Un corps peut en cacher un autre. Quand les policiers ont été prévenus mercredi de la mort d’un sexagénaire discret, ils sont partis au-devant d’une découverte bien plus effroyable : dans cette maison isolée de Saint-Benoît-de-Carmaux, au nord du Tarn, ils sont tombés sur un fut à l’odeur pestilentielle. Et, pour cause, dans le liquide visqueux, ils ont rapidement identifié des restes humains.

Qui était l’occupant de la maison. L’homme solitaire et taciturne qui habitait cette maison aux abords encombrés par de la ferraille était surnommé « le Marseillais » dans le voisinage. Et, effectivement, Yves Costamagno, 69 ans, était connu pour ses liens avec le grand banditisme de la Cité phocéenne. Il avait d’ailleurs, de source policière, purgé de longues peines pour « des faits d’assassinat ».

Le Marseillais est bien décédé de mort naturelle. L’alerte a été donnée par un « voisin », un homme qu’il autorisait à loger dans une caravane sur son terrain en échange de menus services.

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Qui pourrait être la seconde victime, celle du bidon. SelonLa Dépêche du Midi, la police n’était pas convaincue qu’Yves Costamagno était rangé des voitures. Elle le surveillait étroitement dans le cadre d’une enquête sur la disparition depuis juin 2016 d’une figure du milieu marseillais. Les analyses ADN sont en cours concernant la victime du fût mais il pourrait s’agir du fameux disparu.

La piste du règlement de comptes. D’après France 3 Midi-Pyrénées, les enquêteurs du SRPJ de Toulouse chargés d’une « recherche des causes de la mort », privilégient l’hypothèse d’un règlement de comptes entre deux vieilles connaissances de la pègre. Ils soupçonnent Yves Costamagno d’avoir réglé son compte à son ancien « camarade » pour une dette d’argent.