Toulouse: Des playlists pour la messe, les curés vont bénir (et kiffer) cette appli

INSOLITE Un Toulousain a eu l’idée d’une appli qui donne accès à une flopée de chants liturgiques pour faciliter la messe aux curés…

Helene Menal

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L'intérieur de la basilique Saint-Sernin de Toulouse, au-dessus de l'orgue
L'intérieur de la basilique Saint-Sernin de Toulouse, au-dessus de l'orgue — FRED SCHEIBER

A l’heure où les jeunes ne connaissent plus la chanson et où les bénévoles se font plus rares, il faut bien le reconnaître, croyant ou pas, on a tous assisté à des cérémonies de communion ou même à des enterrements qui manquaient singulièrement de musicalité. Quand le curé est le seul à connaître le morceau et que l’organiste est malade, ça plombe vraiment l’ambiance.

Philippe Pailhé et la démonstration de son Acolyte 2.0

C’est en assistant à un baptême sans musique dans son Tarn natal, que Philippe Pailhé, un Toulousain de 42 ans a eu la révélation. « Je me suis mis à faire des recherches sur le net et de fil en aiguille l’idée d’une appli a germé », confie ce pratiquant. L’idée d’un « juke-box liturgique », d’un répertoire réunissant tous les chants liturgiques (ordinaire, de communion, en version instrumentale ou pas, dans laquelle le prêtre peut puiser pour constituer sa playlist. Ensuite, il n’a plus qu’à activer son iPod, son smartphone ou sa tablette, et en avant la musique.

Elle traversera même les murs

Philippe Pailhé avoue que réunir tous les morceaux a été « un travail de titan ». Mais il est assez fier du prototype de son appli : Acolyte 2.0 (un acolyte étant à la base le clerc qui aide le prêtre). « Elle disposera de fonctionnalités astucieuses et intuitives pour porter la prière et les louanges au plus haut des cieux », dit-il avec humour. L’inventeur a même pensé aux playlists hors ligne, sachant que les murs épais des églises peuvent gâcher la connexion.​

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​Rendez-vous en hauts lieux

Celui qui veut « révolutionner les messes » a lancé un appel au financement participatif ; sur CredoFunding, ça ne s’invente pas, la version catho de kisskissbankbank. Il a déjà des messages d’encouragement enthousiastes de curés connectés. Il ne lui manque plus que l’onction de l’Eglise catholique. Il doit rencontrer le 3 février l’équipe chargée du numérique et a rendez-vous à la fin du même mois avec la Conférence des évêques de France.