Petits As: Attention prodige! Lycéen de 12 ans, César Bouchelaghem veut devenir n°1 mondial

TENNIS Aussi fort sur un court de tennis que précoce dans ses études, César Bouchelaghem a commencé en fanfare le tournoi des Petits As de Tarbes, ce mardi…

Nicolas Stival

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Le jeune César Bouchelaghem (12 ans et demi), victorieux de son premier tour du tournoi des Petits As de Tarbes, le 24 janvier 2017.
Le jeune César Bouchelaghem (12 ans et demi), victorieux de son premier tour du tournoi des Petits As de Tarbes, le 24 janvier 2017. — F. L.

C’est officiel : il existe des gens à qui tout réussit. Prenez César Bouchelaghem. A douze ans, le sociétaire du Tennis Olympique Albertville a battu le Croate Luka Mikrut (6-4, 6-3), pour ses grands débuts dans le tournoi des Petits As, ce mardi à Tarbes. Né le 28 juin 2004, le préadolescent est l’un des benjamins de cette 35e édition du Mondial des moins de 14 ans.

Pas si surprenant après tout, tant la précocité est l’une de ses marques de fabrique : inscrit au CNED, le petit César (1,50 m) suit des cours de 1re S. Autrement dit, il affiche quatre ans d’avance dans sa scolarité. « Je consacre trois heures par jour au tennis et environ sept heures aux études », détaille le jeune Savoyard. Un futur Thomas Pesquet ? Non, car aux étoiles, le phénomène préfère la petite balle jaune, même s’il ne dédaigne pas pratiquer le judo, la danse ou encore le ski et le wakeboard…

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« J’ai commencé à six ans, en septembre 2010, précise-t-il. Mais c’est en regardant la finale d’Amélie Mauresmo à Wimbledon que j’ai dit à mes parents que je voulais faire du tennis. » L’ex-capitaine de Fed Cup s’est imposée à Londres en 2006, alors que César venait tout juste de souffler ses deux bougies. Précoce, on vous dit… La famille a fini par céder quatre ans plus tard, et elle ne doit pas le regretter.

« Jouer contre des grands, ça me motive »

Aujourd’hui, le garçon à la casquette vissée sur le crâne affiche un classement de 3/6 (pour les profanes, c'est du lourd) et se tire la bourre avec l’Azuréen Sean Cuenin pour le titre honorifique de meilleur Français né en 2004.

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Lorsqu’on l’interroge sur les espoirs du tennis français, Gerald Marzenell, entraîneur de la délégation allemande à Tarbes, cite spontanément Bouchelaghem (pour être honnête, il dit « César », car il peine à prononcer son nom de famille). « Il est vraiment très fort, mais son avenir dépendra aussi de la taille qu'il atteindra. » Forcément, le sujet revient sur la table. Surtout lorsque le lycéen répond à la presse assis à côté de son compatriote Giovanni Mpetshi-Perricard (13 ans, 1,89 m).

Les jeunes César Bouchelaghem (12 ans) et Giovanni Mpetshi-Perricard (13 ans).
Les jeunes César Bouchelaghem (12 ans) et Giovanni Mpetshi-Perricard (13 ans). - N. Stival / 20 Minutes

Sans surprise, le gamin ne se démonte pas. « Jouer contre des grands, ça me motive, je me sers de leur puissance pour appuyer mes coups. » En 2016, César a gagné trois tournois internationaux, dont celui d’Auray, l’un des plus prestigieux de la catégorie. Mais Les Petits As, c’est encore autre chose. « C’est le top, c’est impressionnant, souffle le n° 65 du tournoi. Les structures, les terrains, les animations, le public… »

« Depuis que je suis tout petit, je veux devenir numéro 1 mondial »

Avant de battre Mikrut (n° 23), ce fan de Novak Djokovic se montrait prudent, dans une épreuve où les favoris affichent un an de plus au compteur -ce qui est énorme à cet âge- et ont bien souvent l’expérience d’une première participation en 2016 : « Je veux aller le plus loin possible », lâchait simplement le futur adversaire, au deuxième tour, de l’Américain Aidan Mayo (14 ans, tête de série numéro 7).

A long terme en revanche, l’objectif s’affine. Il est extraordinairement ambitieux, mais énoncé avec un naturel désarmant, sans aucune forfanterie : « Depuis que je suis tout petit, je veux devenir numéro 1 mondial. » Comme son idole serbe, quart de finaliste des Petits As en 2001... Mais au fait, il était en quelle classe, « Djoko », quand il avait 12 ans ?