Toulouse: Pour éviter le burn-out, les étudiants en médecine vont tester l’hypnose

SOCIETE Entre deux concours bien stressants et pour éviter le burn-out, les étudiants en médecine toulousains vont tester l’hypnose et la sophrologie. Pas très conventionnel mais inédit…

Helene Menal

— 

Une séance d'hypnose. Illustration
Une séance d'hypnose. Illustration — Shutterstock- Superstock Sipa

Sur les 2.800 étudiants inscrits en première année commune aux études de santé (Paces) à Toulouse, 16 % seulement obtiendront le droit de poursuivre dans une des cinq filières (médecine, pharmacie, odontologie, kiné et sage-femme) en fonction de leur classement à la fin de l’année. Et 252 d’entre eux simplement entreront en deuxième année de médecine. De quoi mettre une sacrée pression et faire stresser même les plus zens.

Pas de pause

Surtout en cette période charnière : le premier concours (qui compte pour la moitié de la note finale) s’est achevé la semaine dernière et les cours ont repris immédiatement. « Ils n’ont même pas eu un jour de vacances », remarque Quentin Laune, étudiant en troisième année et vice-président du Tutorat associatif toulousain qui, avec l’association (Acemt), a décidé de jouer les anges gardiens pour carabins.

Les deux organisations étudiantes proposeront ce mardi des ateliers bien-être et gestion de stress. Sans vraiment faire appel à la médecine conventionnelle puisqu’il s’agira d’hypnose et de sophrologie. « Comme il est difficile de faire le tri dans ces professions, nous avons fait appel uniquement à des sophrologues diplômés d’Etat et à des praticiens – dentistes ou chirurgiens – qui utilisent l’hypnose », précise Quentin Laune.​

​45 % d’étudiants très stressés

Cette journée zénitude, destinée à « prévenir le burn-out » et où 160 étudiants se sont inscrits, est loin d’être superflue. Selon un sondage fait à Toulouse par le Tutorat associatif 45 % des étudiants en Paces se disent « très stressés », la proportion passe à 55 % chez les doublants. Une étude du Conseil national de l’ordre des médecins montre aussi qu’un quart des étudiants et jeune diplômés estiment leur état de santé « moyen ou mauvais ». Pas vraiment rassurant…