Toulouse: C'est le moment de donner son avis sur le dépôt pétrolier de Fondeyre

URBANISME L’enquête publique relative au plan de prévention des risques technologiques du dépôt pétrolier Esso et de la société STCM, qui recycle des batteries, s’ouvre ce jeudi…

Béatrice Colin

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Site pétrolier de Fondeyre à quelques kilomètres seulement du centre ville. 20/09/2011 Toulouse
Site pétrolier de Fondeyre à quelques kilomètres seulement du centre ville. 20/09/2011 Toulouse — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Depuis plusieurs années, c’est un dossier explosif, qui empoisonne les autorités. A cinq kilomètres à vol d’oiseau de la place du Capitole, le dépôt Esso de la zone de Fondeyre est loin de faire l’unanimité. A partir de ce jeudi et jusqu’au 16 février, riverains, collectivités et associations pourront donner leur avis sur le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) relatif au site pétrolier mais aussi à la société voisine qui recycle des batteries, STCM.

Ce document définira à l’avenir les règles de construction autour de ces établissements classés Seveso et la création d’une zone tampon qui va contraindre deux entreprises à quitter ce périmètre.

Déjà un PPRT annulé

Pour de nombreuses associations, membres des comités de quartier ou agissant dans la défense de l’environnement, ce nouveau PPRT a une zone trop réduite et pas assez protectrice. Ils ne manqueront pas d’exprimer leur volonté de voir ce dépôt déménager, comme ils l’ont déjà fait à de multiples reprises.

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Les collectivités locales, que ce soit le Département ou la mairie de Toulouse, privilégient aussi cette solution. Mais avec une capacité de stockage de 38.000 m3, le dépôt de Fondeyre alimente l’agglomération en carburant et, que ce soit du côté de l’exploitant ou des services de l’Etat, cette solution coûteuse a depuis longtemps été mise de côté.

Pourtant, un précédent PPRT, mis au point dans la douleur après l’explosion de l’usine, AZF, avait été retoqué en 2012 par la justice administrative à la suite de plusieurs recours.

Et malgré 25 réunions et deux mois de concertation réalisée dans le courant de l’année 2016, ce nouveau document pourrait faire aussi l’objet de nouvelles contestations. Les riverains remettent ainsi en cause les méthodes de calcul de la zone de risque et l’incohérence avec les projets d’urbanisation future, notamment la troisième ligne de métro.