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TARN-ET-GARONNERefusés par l’Angleterre, 19 réfugiés afghans mineurs en grève de la faim

Refusés par l’Angleterre, 19 réfugiés afghans mineurs en grève de la faim

TARN-ET-GARONNE
Installés à Réalville, 19 réfugiés afghans mineurs ont entamé une grève de la faim. Ils protestent contre le refus de l’Angleterre de les accueillir…
Des migrants mineurs de Calais quittent la "jungle", le 27 octobre 2016. Illustration.
Des migrants mineurs de Calais quittent la "jungle", le 27 octobre 2016. Illustration.  - I. Serro / Sipa
Nicolas Stival

N.S. avec AFP

Depuis jeudi soir, 19 jeunes Afghans sont en grève de la faim au centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Réalville, dans le Tarn-et-Garonne. Ces réfugiés mineurs, âgés de 13 à 17 ans, protestent contre le refus du Royaume-Uni de les accueillir.

« Nous avons dû informer jeudi les 19 jeunes de la décision prise par les autorités britanniques : leur dossier n’avait pas été retenu. Nous avons essayé de gérer au mieux leurs réactions de dépit », a indiqué le sous-préfet et secrétaire général de la préfecture du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Delvert.

« Ils ont l’impression que tout s’écroule, que la porte du Royaume-Uni se referme, poursuit le responsable. Ils ont très mal pris la décision britannique. Ils sont désespérés par une décision qu’ils n’acceptent pas. Et 19 jeunes ont engagé une grève de la faim, avec un petit noyau dur qui ne s’alimente pas depuis jeudi soir ou vendredi matin. »

Selon Jean-Michel Delvert, deux jeunes ont été transportés aux urgences vendredi soir, à la suite de cette grève de la faim, pour des examens puis sont revenus au centre samedi matin. Et dimanche soir, il y a eu une « altercation entre deux jeunes », avec un blessé qui a été transporté aux urgences pour des examens.

Dix autres ont déjà traversé la Manche

Quand ils sont arrivés à Réalville en provenance de la « jungle » démantelée de Calais, le 2 novembre, ils étaient 29 migrants mineurs, âgés de 14 à 17 ans. Dix d’entre eux ont vu leur dossier accepté par les services d’immigration britannique, laissant leurs 19 compatriotes dans le Tarn-et-Garonne. « On renforce l’accompagnement, on leur dit que la porte n’est pas fermée car dix d’entre eux sont déjà partis, assure le sous-préfet. On continue à travailler sur leur dossier, notamment sur leurs liens familiaux au Royaume-Uni. »

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