Miss France 2017: Future journaliste, polyglotte et engagée… Découvrez Miss Midi-Pyrénées

CONCOURS Ce samedi soir, Virginie Guillin deviendra peut-être la nouvelle Miss France. Mais Miss Midi-Pyrénées a beaucoup d’autres ambitions, notamment dans le journalisme…

Propos recueillis par Nicolas Stival
— 
Virginie Guillin représente Midi-Pyrénées à l'élection de Miss France 2017, le 17 décembre 2016 à Montpellier.
Virginie Guillin représente Midi-Pyrénées à l'élection de Miss France 2017, le 17 décembre 2016 à Montpellier. — B. Noël / Sipa

Originaire de l'Hérault, domiciliée à Tarascon-sur-Ariège, étudiante en master de journalisme à Marseille, Miss Midi-Pyrénées est une vraie globe-trotter, qui a aussi vécu en Autriche et en Guadeloupe. Virginie Guillin (23 ans) tranche surtout avec l'image que l'on peut se faire d'une candidate à un concours de beauté. Entretien sans fard avec la jeune femme, qui succèdera peut-être ce samedi soir à Montpellier à la Nordiste Iris Mittenaere, Miss France 2016.

Vous êtes étudiante en journalisme. Pourquoi concourir à Miss France?

A la base, c’est l’ancien délégué de Miss Midi-Pyrénées qui m’a repérée lorsque j’avais 17 ans et qui m’a lancée dans le milieu des Miss. Il m’a vue dans un défilé de mode que je faisais pour des commerçants dans mon village de Poussan, dans l’Hérault.

Votre parcours d’étudiante ne correspond pas forcément à l’image qu’on se fait d’une Miss France…

Je suis une jeune femme plus dans l’intellect que dans le paraître. Mais le concours de Miss France évolue. Il est plus moderne qu’il y a quelques années. Aujourd'hui, Miss France se bat pour des causes, prend beaucoup la parole. On ne s’arrête pas que sur son physique, on veut vraiment savoir ce qu’elle pense. Et puis, le monde de la mode m’a toujours plu, avec les grandes robes, le côté magique…

>> A lire aussi : Dans les coulisses des répétitions à Montpellier

Est-il vrai que vous parlez quatre langues...

Oui, l’anglais, l’espagnol, un peu l’allemand car j’ai vécu un an en Autriche dans le cadre d'une licence bilingue de tourisme, et le russe, car j’étais alors en colocation avec quatre Ukrainiennes. C’est d’ailleurs en Autriche que je me suis vraiment découvert une passion pour l’écriture, même si c’est en moi depuis que je suis toute petite... J’ai voyagé dans les pays limitrophes, comme la République tchèque, et j’ai rencontré différentes cultures.

Qu’est-ce que vous a déjà apporté le concours Miss France ?

Cela fait un mois que nous, les 30 concurrentes, sommes ensemble. Nous avons vécu des choses exceptionnelles, sur le plateau du 13 heures de Jean-Pierre Pernaut par exemple. J’ai aussi fait la couverture d’un magazine, Télé Star, et j’ai écrit voici deux semaines un article dans Le Parisien, sur notre bivouac à La Réunion… L’aventure m’a vraiment ouvert des portes. J’ai aussi fait des activités que je n'aurais jamais pensé faire, comme prendre des cours de BMX, de skate, ou faire du cheval à La Réunion sur une plage de sable noir…

Avez-vous sympathisé plus particulièrement avec certaines Miss?

Je m’entends bien avec toutes les filles, mais encore plus avec Miss Languedoc-Roussillon et Miss Picardie.

Est-ce que cela correspond à ce que vous imaginiez ?

Non, c’est complètement différent. Je ne pensais pas que le rythme serait si dur et la pression si forte. Il faut tenir le rythme, et le planning est à respecter à la lettre.

>> A lire aussi : Miss France 2017: Découvrez les visages des 30 candidates dans notre diaporama

Ressentez-vous du trac à l’approche de l’événement ?

Oui, je suis un peu stressée. J’espère être parmi les douze dernières finalistes. Sinon, je serai un peu déçue. Je suis à l’aise sur scène et à l’oral, mais nous parlerons tout de même devant des millions de téléspectateurs.

Et les réseaux sociaux ne pardonnent pas…

On nous a dit d’en faire abstraction. On sait que dès qu’il y a des événements importants, on trouve des gens qui critiquent…

Comment voyez-vous votre avenir professionnel, une fois que votre aventure Miss France sera terminée ?

Je souhaite réaliser des documentaires, plutôt pour la télévision. Je m’intéresse à tout ce qui concerne la femme en général. Pendant mes études à Marseille, j’ai réalisé un reportage sur la prostitution, sur les filles qui se retrouvent sur le trottoir, de gré ou de force. Depuis toute petite, j’ai envie de défendre les femmes. J’ai envie de parler de leur quotidien dans certains pays, de montrer ce qu’elles vivent, les inégalités qu’elles subissent comme leurs réussites.

A noter que Virginie Guillin ne sera pas la seule représentante de Midi-Pyrénées ce samedi. Si elle concourt pour Tahiti, Vaea Ferrand est née à Castres et a grandi dans le Tarn.