Ariège: Il refuse de se présenter à l'audience, son procès pour «apologie du terrorisme» est renvoyé

JUSTICE Un homme de 32 ans devait être présenté en comparution immédiate ce mardi au tribunal de Foix, en Ariège, pour « apologie publique d’un acte de terrorisme ». Il a refusé de se présenter à l'audience…

N.S. avec AFP

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Le trentenaire qui devait être jugé en comparution immédiate a refusé de se présenter à l'audience, ce mardi à Foix. Illustration
Le trentenaire qui devait être jugé en comparution immédiate a refusé de se présenter à l'audience, ce mardi à Foix. Illustration — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Arrêté samedi avec l’assistance du Raid à Pamiers, dans l’Ariège, placé en garde à vue au SRPJ de Toulouse, un homme de 32 ans devait être présenté ce mardi à 14 heures en comparution immédiate à Foix pour « apologie publique d’un acte de terrorisme » et « menace de mort en raison de la religion ».

Sur demande du parquet, le procès a été renvoyé au 24 janvier : le prévenu a refusé de se présenter à l’audience et l’expertise psychiatrique qui devait être menée au cours de la garde à vue n’a pas pu être réalisée, faute d’expert disponible.

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Ce trentenaire avait été signalé à la police par un utilisateur de Facebook pour des « menaces de mort réitérées » de la part d’un « individu se réclamant d’Allah et faisant l’apologie du terrorisme », selon un communiqué du procureur de la République à Foix, Karline Bouisset.

Bernard Cazeneuve a priori pas visé

Selon le document, « sans énoncer de cible particulière, l’intéressé indiquait parallèlement vouloir donner son âme à Allah le 12 décembre 2016 », jour d’une visite du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, en Ariège. Dimanche, la procureur avait indiqué que l’homme s’était « défendu d’avoir conçu un quelconque projet criminel ». Aucune arme ni autre élément matériel « n’accrédite à ce stade de l’enquête l’existence d’actes préparatoires tendant à la commission d’un crime. »

Karline Bouisset avait aussi précisé qu’« en l’état des investigations », « tout lien » avec la venue dans le département du Premier ministre et du Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, était écarté par rapport à sa volonté de « donner son âme à Allah le 12 décembre ». Le mis en cause a affirmé qu’il avait choisi ce jour « car il s’agit de la date anniversaire du prophète ».

Déjà connu de la justice

Le trentenaire n’est pas inconnu de la justice. En janvier, il avait été condamné à huit mois de prison en comparution immédiate, pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », « menaces de mort sous condition », « intrusion dans un établissement scolaire » et « détention de stupéfiants », selon le parquet de Foix.