Ariège: Un islamiste présumé interpellé par les policiers du RAID

TERRORISME Un homme ayant fait l’apologie du terrorisme sur Facebook a été interpellé samedi à Pamiers. Il nie avoir eu des intentions criminelles …

B.C. avec AFP

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Policier du RAID. (Illustration)
Policier du RAID. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

Sur Facebook, il avait à plusieurs reprises émis des menaces de mort réitérées en « se réclamant d’Allah et en faisant l’apologie du terrorisme », a indiqué samedi le procureur de la République de Foix, Karline Bouisset.

Dans l’après-midi, un homme, au profil radicalisé, a été interpellé sans incident par les hommes du RAID à Pamiers, en Ariège, et placé en garde à vue pour « apologie du terrorisme » et « menaces de mort en raison de la religion ». C’est le  Service régional de police judiciaire de Toulouse qui a été saisi de l’enquête. Dimanche, la garde à vue de cet homme de 32 ans a été prolongée pour procéder à son « expertise psychiatrique » selon un communiqué du parquet.

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S’il n’avait pas énoncé de cible particulière sur le réseau social, l’islamiste présumé « indiquait parallèlement vouloir donner son âme à Allah le 12 décembre 2016 », a précisé le procureur. Mais selon cette dernière, il « se défend d’avoir conçu un quelconque projet criminel ». Lors de la perquisition de son appartement, aucune arme n’a été retrouvée et rien n’accrédite pour l’instant « l’existence d’actes préparatoires tendant à la commission d’un crime ».

La présence du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, en Ariège ce lundi pour inaugurer la déviation d’Ax-les-Thermes et le nouveau Palais de Justice de Foix, aux côtés du Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, ne semblerait pas avoir de lien avec les menaces de cet homme selon l’autorité judiciaire.

Condamné en janvier dernier

Cet homme n’est pas un inconnu des services judiciaires. En janvier dernier, il a été condamné à 8 mois de prison pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », « menaces de mort sous condition », « intrusion dans un établissement scolaire » et « détention de stupéfiant » a indiqué la responsable du parquet de Foix.