Toulouse: Recalé à l'entrée en Master 2, il roue de coups ses anciens profs deux ans plus tard

JUSTICE Un homme de 34 ans a été condamné mercredi à 12 mois de prison avec sursis pour avoir tabassé deux de ses anciens professeurs mais aussi pour atteintes sexuelles…

B.C.
— 
L'Université Jean-Jaurès, à Toulouse, campus du Mirail.
L'Université Jean-Jaurès, à Toulouse, campus du Mirail. — B. Colin

En voilà un qui n’a pas la mémoire courte mais a la dent dure. Un ancien étudiant de 34 ans était jugé mercredi par le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir tabassé à la fin du mois de novembre deux de ses anciens professeurs de l’Université Jean-Jaurès.

Mais les universitaires n’étaient pas les seuls sur le banc des parties civiles, l’agresseur était en effet poursuivi pour atteintes sexuelles, rapporte La Dépêche du Midi.

Agression de deux profs chez eux

Le 28 novembre, un professeur de psychologie a eu la mauvaise surprise de trouver devant chez lui cet étudiant qu’il avait eu en cours il y a deux ans en Master 1. Ce dernier venait l’interroger sur ce qui avait motivé l’équipe enseignante pour refuser de le voir intégrer un Master 2. Vraisemblablement les réponses apportées n’ont pas convaincu l’étudiant qui s’est mis à rouer de coups son interlocuteur. Le lendemain, il s’en est pris de la même manière à un autre de ses anciens professeurs.

Mais son parcours délictuel ne s’est pas arrêté là. Lundi, alors qu’il faisait un jogging, il a agressé une jeune en lui passant la main dans l’entrejambe. Elle l’a suivi, vu rentrer dans un immeuble du côté de la Barrière de Paris et a appelé la police qui l’a interpellé. Lors de leur intervention, la voisine du suspect a indiqué aux forces de l’ordre que cet homme de 34 ans ne cessait de la harceler.

Obligation de soins

A la barre, l’ancien étudiant a tenté de se défendre en indiquant que le refus d’entrée en Master 2 l’avait fait dégoupiller. Les experts ont indiqué qu’il faisait état d’une « dangerosité psychiatrique ». Il a été condamné à 12 mois de prison avec sursis, d’un suivi durant trois ans mais aussi d’une obligation de soins.