Toulouse: Pas de bête à plumes au Sisqa cette année mais du foie gras à foison

TERROIR Pour cause de grippe aviaire, il n’y aura pas de volaille vivante cette année au Salon international de la qualité alimentaire. Mais des bocaux de foie gras, oui, et en grande quantité…

Hélène Ménal
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Des oies au Sisqa. Une scène que vous ne verrez pas cette année.
Des oies au Sisqa. Une scène que vous ne verrez pas cette année. — F. Lancelot - Sipa

Veaux, vaches, cochons mais pas de couvée cette année dans la ferme du Salon international de la qualité alimentaire (Sisqa) qui ouvre ce jeudi. Pas de mignons petits poussins dans la paille pour attendrir les enfants, ni de dinde pour les faire glousser.

Après le déclenchement d’une nouvelle épizootie de grippe aviaire, partie du Tarn et découverte vendredi dernier, la Région a en effet décidé en tant qu’organisatrice du salon « d’éviter tout transport de volaille ». Il y aura quand même une centaine d’animaux vivants (notamment des chèvres et des lapins) dans la ferme de ce qui est en quelque sorte pour les urbains de Toulouse, le salon de l’agriculture local.

Pas de baisse des ventes pour l’instant

Et des canards en bocaux, en boîtes ou sous vide, il y en aura des tonnes, sans exagérer. Car, rappelle la Région, « les foyers d’influenza aviaires n’impactent pas les produits transformés : les foies gras actuellement en préparation ou qui vont être commercialisés ne présentent aucun risque pour la santé ».

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Une donnée que les consommateurs semblent avoir déjà intégrée. Damien Boutines, un producteur gersois qui ne raterait pour rien au monde un salon « aussi bien placé à deux semaines de Noël », n’a pas constaté depuis vendredi de baisse d’affluence ou d’achats en ligne. « Les gens ne sont pas inquiets, ils savent à qui ils achètent », dit-il. Il se pourrait même que les circuits courts tirent leur épingle du jeu.