Toulouse: S’il est élu, Montebourg reviendra sur la privatisation de l’aéroport

POLITIQUE L’ancien ministre de l’Economie, candidat à la primaire socialiste, juge «inacceptable» les premières décisions de l’actionnaire chinois de l’aéroport…

B.C. avec AFP

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A l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
A l'aéroport de Toulouse-Blagnac. — B. Colin / 20 Minutes

En juillet 2014, alors ministre français de l’Économie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg annonçait que l’Etat allait céder 49,99 % de ses parts dans le capital de la société Aéroport Toulouse-Blagnac.

Depuis, le consortium chinois, Casil Europe, s’en est porté acquéreur pour un montant de 308 millions d’euros. Une privatisation partielle sur laquelle le candidat à la primaire socialiste a annoncé qu’il reviendrait s’il était élu à la présidentielle 2017.

Au micro de Sud Radio et Public Sénat, Arnaud Montebourg a indiqué qu’il n’avait pas « accepté qu’on l’ait privatisé (…) c’est-à-dire qu’on soit passé à 49 %, qu’on ait donné la direction de cet aéroport à une entité privée, ce qui pose un problème ».

Pour justifier ce choix, l’ex-ministre critique les premières décisions prises par les actionnaires « de vider la trésorerie de la société d’exploitation de l’aéroport, ce n’est pas acceptable ». Lors d’une assemblée générale, les actionnaires de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ont décidé de se reverser 15 millions d’euros de dividendes.

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Une déclaration qui a suscité des critiques, notamment du maire de Toulouse (LR) Jean-Luc Moudenc.