Le Cabas, une épicerie qui met le social au menu

Amandine Rancoule - ©2007 20 minutes

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Hier s'est tenue à Toulouse la deuxième édition du colloque Ensemble contre les exclusions, organisé par la caisse d'épargne régionale. D'après l'Insee, plus de 350 000 Midi-Pyrénéens vivent avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté. Acteurs associatifs et institutionnels se sont donc réunis pour parler des initiatives en matière de lutte contre l'exclusion.

Depuis douze ans, le Collectif d'aide budgétaire et alimentaire de Soupetard (Cabas), créé par le Secours catholique, vient en aide aux habitants en difficulté financière en leur proposant des produits de consommation à moitié prix dans une épicerie sociale. Selon l'association, 120 000 personnes sont en situation de précarité en Haute-Garonne. « Les assistantes sociales aiguillent les gens vers l'épicerie sociale où on leur apprend notamment à gérer leur budget. Au bout d'un an, elles retournent faire leurs courses dans les grandes surfaces », explique Martine Maury, l'initiatrice du projet. Près de 60 % des gens passés par le Cabas n'ont plus besoin d'avoir recours à ce type d'aide.

Pour Sofia, mère de quatre enfants, « les économies réalisées servent à payer la cantine des enfants ou mes cours de Code de la route ». « Ici, c'est comme une famille, ajoute Myriam, mère de 36 ans. On discute, on boit un café, on prend le temps de connaître les gens. On ne vient pas seulement faire ses achats. » Les bénévoles du Cabas acquiescent. « Au final, l'épicerie est presque une façade. Le plus important, c'est l'échange qui se crée au fil des visites », conclut Elisabeth. En janvier, une deuxième épicerie, le Cadie, devrait ouvrir à Ramonville.