Le patron d'Airbus «ne peut pas» exclure les licenciements secs

ECONOMIE La direction du groupe a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe...

20 Minutes avec AFP

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Logo Airbus Group — Michel Euler/AP/SIPA

Le scénario redouté par les syndicats se profile chez Airbus. Le PDG du groupe, Tom Enders, affirme dans Le Figaro de lundi qu’il « ne peut pas garantir » que le plan de suppression de 1.164 postes chez l’avionneur n’entraînera pas de licenciement sec.

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« Nous nous préoccupons de nos employés. Nous mettrons en place toutes les mesures d’accompagnement possibles, notamment de formation, de mobilité et de reclassements internes », assure le PDG.

Les syndicats dénoncent une logique purement « financière »

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, près de Paris, sera fermé d’après les syndicats.

Ceux-ci dénoncent un plan guidé par une logique purement « financière », mettant en avant un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d’euros et plus de 5 milliards de trésorerie. « Etant donné les défis opérationnels auxquels nous devons faire face, avoir 5 milliards d’euros de cash, ce n’est pas suffisant pour un groupe qui réalise 65 milliards de chiffre d’affaires et qui dépend autant de l’aviation commerciale », rétorque Tom Enders.