Occitanie: Après le Tarn, l'épidémie de grippe aviaire se propage

AGRICULTURE Un foyer de grippe aviaire a été découvert dans la commune d’Almayrac, un autre cas a été détecté dans les Hautes-Pyrénées et trois dans le Gers…

J.R. avec AFP
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Illustration de canards.
Illustration de canards. — SAURA PASCAL/SIPA

Après la confirmation ce vendredi matin d’un foyer de grippe aviaire dans le Tarn, près de 7.000 canards ont été abattus dans deux élevages distincts du village d' Almayrac, selon le préfet du Tarn. Le virus se répand dans le Lot-et-Garonne, où des analyses sont en cours, les Hautes-Pyrénées, où un cas avéré a été décelé, et dans le Gers, où trois élevages ont été touchés.

D’autres cas de suspicion

« Nous percevons une certaine progression virale dans le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne, a indiqué ce vendredi le préfet du Tarn, Jean-Michel Mougard. Il y a des cas de suspicion, les prélèvements sont en cours. En effet, un jour avant les constatations des premiers canards morts dans le second élevage d’Almayrac, un convoi est parti avec des canards vers ces départements ».

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Trois élevages de canards du Gers, accueillant au total 3.890 canards, ont été touchés par la grippe aviaire, a indiqué ce même jour à Auch le préfet du département, Pierre Ory.

Zone de protection étendue

Les « foyers d’infection » concernent trois élevages du Gers, dont un comptant 690 canards et deux autres qui en comptabilisent chacun 1.600, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant qu’une « réponse ferme » avait été décidée pour empêcher la propagation de la maladie.

« Des canards prêts à gaver ont été transportés dans les trois élevages touchés dans le Gers et, selon le préfet, le même fournisseur (dans le Tarn) » est à l’origine des infections dans les Hautes-Pyrénées, le Lot-et-Garonne et le Gers.

Une zone de protection de trois kilomètres, et de surveillance de sept kilomètres supplémentaires, est en place autour des élevages du Gers. Mais « ces cas sont dans des foyers confinés, ce qui permet de les contenir », a-t-il souligné.

Des animaux pourront être euthanasiés à titre préventif

Selon le préfet du Tarn, pour stopper la diffusion du virus, d’autres animaux pourront être euthanasiés, y compris à titre préventif s’il y a suspicion. Pour l’heure, les déplacements sont gelés et les désinfections d’usage engagées. Les animaux sont rigoureusement confinés dans les élevages.

« Ce virus pathogène est extrêmement dangereux car la mortalité intervient rapidement, a précisé le préfet du Tarn. C’est la première fois que l’on constate ce degré de virulence. Les éleveurs feront l’objet d’un recensement pour être indemnisés dès la mi-janvier ».