VIDEO. TFC: Il a beau jouer blessé, Jimmy Durmaz vend du rêve

FOOTBALL Une fois encore, Jimmy Durmaz a régalé le Stadium contre Montpellier, grâce à son jeu mêlant technique et générosité. Pourtant, le milieu offensif du TFC évolue rarement à 100 % depuis le début de saison…

Nicolas Stival

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L'ailier suédois du TFC Jimmy Durmaz lors d'un match de Ligue 1 contre Monaco, le 14 novembre 2016 au Stadium de Toulouse.
L'ailier suédois du TFC Jimmy Durmaz lors d'un match de Ligue 1 contre Monaco, le 14 novembre 2016 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP

Comme une bouteille de champagne égarée dans un carton de mousseux. Mercredi soir, Jimmy Durmaz semblait être le seul technicien plongé au cœur d’un TFC – Montpellier (1-0) d’une grande médiocrité. Côté toulousain, l’artiste Trejo (appendicite) était absent et chez les Héraultais, Boudebouz et Sanson plutôt éteints.

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Alors, pour apprécier de rares instants de classe, le Stadium n’a pu compter que sur l’habituel ailier de 27 ans, titularisé dans l’axe en soutien de Martin Braithwaite, mais qui s’est finalement baladé sur tout le front de l’attaque. C’est d’ailleurs en s’exilant sur le côté gauche que l’international suédois a réussi LE geste de la soirée : un double dribble sur Mathieu Deplagne, qui a laissé le défenseur montpelliérain les fesses dans le gazon et les adducteurs en vrac, d’où sa sortie dans la foulée.

« J’aime le football, commente simplement la meilleure recrue toulousaine de l’intersaison. C’est ma passion depuis tout petit. Si je peux aider mon équipe en faisant des dribbles, je le fais. » L’ancien joueur d’Olympiakos, en Grèce, ne s’attarde pas trop sur son cas personnel. « La victoire était très importante, et peu importe la manière, reprend Durmaz, au sortir d’une vilaine série de cinq matchs sans succès. Il nous manquait beaucoup de joueurs, mais les remplaçants ont fait le travail. »

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Les statistiques (deux petits buts, aucune passe décisive en douze journées) disent mal l’importance prise par le gaucher suédois dans le jeu du TFC. Le vide laissé par ses absences parle davantage, comme lors de la défaite face à Metz (1-2). Malgré un gabarit ordinaire (1,80 m, 69 kg), le natif d’Örebro pèse sur les défenses adverses avec son jeu mêlant vitesse, puissance et technique. D’où des actions spectaculaires, comme celle-ci à Nantes (1-1), le 5 novembre.

Pourtant, le barbu polytatoué n’a jamais évolué à 100 % depuis le début de la saison. « Je souffre d’une hanche, quelquefois j’ai mal, parfois non, avoue-t-il. Mais de toute façon, un footballeur a toujours des problèmes. »

Certes, mais les siens inquiètent particulièrement Pascal Dupraz, pas très rassuré lorsqu’il a vu son ailier boiter au cœur de la deuxième mi-temps face à Montpellier. Durmaz a fini le match en serrant les dents. Diminué ou pas, le TFC aura encore grandement besoin de lui dimanche soir chez le leader niçois.