Rejets radioactifs à la centrale nucléaire de Golfech: Neuf associations portent plainte contre EDF

NUCLEAIRE Neuf associations, dont Sortir du Nucléaire, ont porté plainte après l’incident survenu à la centrale de Golfech le 19 octobre…

N.S.

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La centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne.
La centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

Deux petites minutes qui suscitent beaucoup d’inquiétudes. Le 19 octobre dernier, pendant 120 secondes, la centrale nucléaire de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne avait émis des rejets dépassant « le seuil réglementaire ». Lundi, neuf associations ont décidé de porter plainte contre EDF à Montauban, dont le réseau Sortir du nucléaire, France Nature Environnement, les Amis de la Terre Midi-Pyrénées et l’Association française des malades de la thyroïde

Dans un communiqué, le collectif s’interroge : « Quelle est la cause de ce rejet ? S’agit-il d’une erreur humaine ? D’un dysfonctionnement de l’installation de traitement ? » ou encore « Quels ont été les gaz radioactifs rejetés ? ». Autre question : « Pour quelle raison EDF a-t-elle dissimulé ce rejet si longtemps ? »

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L’incident avait touché le réacteur 1 de la centrale, qui en compte deux, et n’avait été révélé que le 24 octobre, soit cinq jours après les faits. EDF l’avait alors présenté comme « un événement significatif pour l’environnement ».

Le 26 octobre, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’était voulue rassurante : « du fait de la durée limitée du rejet, cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur le personnel, sur l’environnement et sur la sûreté de l’installation », avait-elle fait savoir dans un communiqué. L’ASN avait classé l’événement « au niveau 0 de l’échelle internationale des événements nucléaires ».

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Mais pour le collectif de plaignants, « un dépassement n’est pas à prendre à la légère ». « Les seuils de rejets, taillés “sur mesure” selon les propositions de l’exploitant, sont fixés en fonction d’un optimum économique et technique, et non de normes sanitaires », assurent les neuf associations.