Kelleher, McAlister, Tialata... Ces All Blacks qui ont brillé (ou pas) au Stade Toulousain

RUGBY Neuf Néo-Zélandais, dont sept All Blacks, ont évolué au Stade Toulousain. De O’Callaghan à Axtens, en passant par Kelleher et McAlister, tous n’ont pas laissé la même trace…

Nicolas Stival
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Le demi de mêlée du Stade Toulousain Byron Kelleher lors d'un match de Top 14 à Clermont-Ferrand, le 6 septembre 2009.
Le demi de mêlée du Stade Toulousain Byron Kelleher lors d'un match de Top 14 à Clermont-Ferrand, le 6 septembre 2009. — Th. Zoccolan / AFP

Samedi à Saint-Denis, le XV de France visera un improbable exploit face aux All Blacks. Si le Stade Toulousain a régulièrement fourni les Bleus, neuf Néo-Zélandais, dont sept internationaux, ont porté ou portent le maillot Rouge et Noir. Petite revue d’effectif, dont on exclura le troisième ligne Carl Axtens, arrivé en mars 2016 et qui commence à peine à pointer le bout du nez.

>> Un pionnier futur véto

Un All Black étudiant vétérinaire recruté au Stade Poitevin. Forcément, lorsqu’on évoque le profile de Mike O’Callaghan, on parle d’une autre époque. Pendant trois saisons, de 1971 à 1974, l’ailier aux trois sélections a fait les beaux jours d’un Stade Toulousain alors dans l’ombre de Béziers, avant de rejoindre l’Angleterre et l’université de Cambridge.

>> Ils ont brillé

Le demi de mêlée Byron Kelleher (2007-2011, 57 sélections) a été un acteur clé du titre de champion de France gagné en 2008. « Le Bison » sera de nouveau sacré en 2011, sans oublier une Coupe d’Europe en 2010. Souvent brillant sur la pelouse, ce grand ami du prince Albert de Monaco dérape parfois hors terrain.

L’ouvreur ou centre Luke McAlister (depuis 2011, 30 sélections) a débarqué lorsque son ancien coéquipier chez les Blacks quittait Toulouse. Attaquant tranchant et bon buteur, il restera l’homme fort de la finale du Top 14 2012, remportée aux dépens de Toulon (18-12). Il a entamé depuis de longs mois un déclin lent mais certain, et devrait quitter le club en fin de saison.

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Deux fois champion d’Europe (2003, 2005), champion de France en 2001, le surpuissant numéro 8 Isitolo Maka (2000-2006, quatre sélections) a fait des ravages dans les défenses adverses, malgré une irrégularité certaine. Son frère et coéquipier Finau Maka avait opté quant à lui pour la sélection des Tonga. Leur neveu Edwin joue au Stade depuis 2012.

L’ouvreur ou centre Lee Stensness (1998-2001, huit sélections) n’a pas fait que de grands matchs à Toulouse. Mais les fans stadistes n’ont pas oublié son essai et sa passe décisive pour Cédric Desbrosse lors de la finale du championnat 1999 contre Montferrand (15-11), qu’il a traversée sur un nuage.

>> Il s’est complètement raté

Longtemps, les Sudistes sont venus en France pour finir leur carrière avec un joli chèque, dans un état physique plus ou moins précaire, à l’image du centre néo-zélandais Franck Bunce à Castres en 1998. C’est moins vrai ces dernières années, même si certains cas laissent songeurs. Fort de 43 sélections avec les Blacks, Neemia Tialata a ainsi fait saliver les Bayonnais lorsqu’il a débarqué sur la côte basque, en 2011. Le pilier droit les a laissés sur leur faim en 2014, avant d’enchaîner sur deux saisons tout aussi transparentes à Toulouse. A 34 ans, Tialata a rejoint Narbonne en Pro D2 à l’été 2016.

>> Ah bon, ils ont joué au Stade Toulousain ?

Arrivé en novembre 2005 comme joker médical de William Servat, Slade McFarland ne sera resté que quelques mois à Toulouse. Jamais international avec les All Blacks, mais capé avec l’équipe des Maoris, ce talonneur jouait encore pour le club de North Harbour au printemps 2016, à 43 ans bien tassés.

Carl Hoeft (30 sélections) affiche un CV beaucoup plus copieux. Mais s’il a passé six belles années à Castres (2005-2011), le pilier n’aura disputé que six matchs au Stade Toulousain, en tant que joker Coupe du monde à l’automne 2011. Une dernière pige avant de prendre sa retraite, à 37 ans…

Le pilier néo-zélandais Carl Hoeft sous le maillot de Castres, lors d'un match de Top 14 gagné à Perpignan, le 7 mai 2011.
Le pilier néo-zélandais Carl Hoeft sous le maillot de Castres, lors d'un match de Top 14 gagné à Perpignan, le 7 mai 2011. - P. Rodriguez / EFE / Sipa

>> Hors catégorie : Ils ont évolué à Toulouse, mais pas au Stade Toulousain

Non, le rugby à Toulouse ne se limite pas au Stade. Vainqueur de la première Coupe du monde en 1987, le légendaire troisième ligne Wayne « Buck » Shelford (22 sélections) a ainsi évolué au TOEC lors de la saison 1988-1989 avec son beau-frère, le pilier Steve McDowall (46 sélections), également sacré en 1987. Ce club centenaire s’appelle désormais le FCTT et évolue aujourd’hui en Fédérale 3, la cinquième division française.