Cancer du sein: Une Toulousaine crée une prothèse mammaire sur mesure

INNOVATION Pour aider les femmes victimes d’un cancer à se reconstruire après une ablation du sein, une Toulousaine a créé une prothèse mammaire externe, sur mesure…

Beatrice Colin

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Illustration d'une femme souffrant d'un mal de dos.
Illustration d'une femme souffrant d'un mal de dos. — DANKLOFF/SUNSHINE INTERNATIONA/S

Chaque année, 20.000 Françaises subissent une mastectomie, cette ablation du sein nécessaire à des stades avancés du cancer. Mais leur calvaire ne s’arrête souvent pas là. Près d'un tiers choisissent de réaliser ensuite une reconstruction mammaire. Beaucoup de femmes ont recours à des prothèses mammaires externes, des formes en silicone insérées dans le bonnet de leur soutien-gorge.

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Mais elles sont souvent standards. Une Toulousaine a donc décidé d’en créer des sur-mesure pour éviter aux patientes de souffrir de mal de dos, un problème récurrent après les opérations selon La Ligue contre le cancer. Et auquel ont été confrontées des proches de Léonarda Sanchez-Comte.

A 10 grammes près

Pour les aider, cette Toulousaine d'adoption, originaire du  Nicaragua, s’est lancée dans la conception d’Avanti, une nouvelle prothèse mammaire externe, calibrée à plus ou moins 10 grammes.

«Celles qui existent aujourd’hui sur le marché prennent en compte le galbe mais pas le poids. Une femme de 45 ans et une femme de 70 ans auront peut-être un sein de même volume mais pas de même poids. Or, le confort est quelque chose de primordial », estime la fondatrice de la société New Team qui a lancé une opération de financement participatif sur Ulule pour réaliser son prototype industriel. 

Après le calibrage par le médecin, la prothèse en silicone sera produite sur mesure en France et vendue à des prix moyens de 180 euros.

Léonarda Sanchez-Comte a déposé en janvier dernier un brevet. En contact avec une société de Rhône-Alpes spécialisée dans les prothèses en silicone, elle espère pouvoir rapidement commercialiser son invention, aussi bien en France que dans d'autres pays d'Europe où, faute de dépistage, de nombreuses femmes sont obligées d'avoir recours à la mastectomie.