Les pôles sous surveillance satellite

A. R. - ©2007 20 minutes

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Cette année 2007-2008 donne lieu à la quatrième année polaire internationale. Cette initiative, débutée en 1882, consiste à explorer les milieux arctiques. L'entreprise toulousaine CLS (Collecte localisation satellites), filiale du Cnes qui surveille depuis vingt ans le pôle Nord et le pôle Sud, en a profité pour faire découvrir ses activités. Cette année, l'objectif est de démontrer le rôle moteur des pôles vis-à-vis de la planète. Ainsi, les technologies spatiales développées par l'entreprise permettent d'étudier l'état des pôles et ses conséquences sur la planète. « Nous recevons quotidiennement un million de données que nous transmettons aux scientifiques pour analyse. Avec elles, ils peuvent par exemple étudier l'équilibre climatique ou la biodiversité », indique-t-on à CLS.

Yvon Le Maho, directeur de recherche au CNRS étudie ainsi depuis vingt-cinq ans les manchots royaux. « On les utilise comme indicateurs de changements climatiques. Avec les balises, on connaît leur profondeur de plongée pour la pêche, la température de l'eau, la localisation des ressources marines... On sait qu'ils font de plus en plus de kilomètres pour se nourrir. C'est une des conséquences de la variabilité des climats », précise le chercheur. A son côté, Jean-Marc Gascard, également directeur de recherche au CNRS, étudie les océans et les climats. Pendant deux ans, il va observer l'évolution de l'épaisseur de la banquise pour mieux cerner l'ampleur du réchauffement climatique. « Les balises sous-marines permettent d'étudier la dérive des glaciers. Grâce à elles, on sait que le Groenland est en train de fondre et que la mer monte », explique-t-il.