XV de France: Sevré de rugby, le Stadium de Toulouse s'est enflammé pour ses Bleus

RUGBY Le Stadium a supporté sans relâche le XV de France, joli vainqueur des Samoa, qui ne s'était plus produits à Toulouse depuis 2009...

Nicolas Stival

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L'ailier du XV de France Yoann Huget après son essai inscrit contre les Samoa, le 12 novembre 2016 au Stadium de Toulouse.
L'ailier du XV de France Yoann Huget après son essai inscrit contre les Samoa, le 12 novembre 2016 au Stadium de Toulouse. — M. Medina / AFP

A Toulouse,

OK, il n’était pas tout à fait plein. Mais les 31.702 officiellement recensés samedi dans un Stadium qui peut en contenir environ 33.000 ont réservé un accueil délirant au XV de France, sans pitié pour les Samoa (52-8). « Jouer à Toulouse, c’est toujours énorme pour un joueur de rugby, souligne Julien Ledevedec, deuxième ligne international de Brive… formé au Stade Toulousain. On s’y attendait, mais ça fait toujours chaud au cœur quand on arrive en bus et qu’il y a autant de monde pour nous accueillir, puis quand le stade chante. »

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Avant cette quinzième visite des Bleus dans la capitale autoproclamée de l’ovalie nationale, la Ville rose avait dû patienter sept ans presque jour pour jour, et une victoire arrachée de haute lutte face à l’Afrique du Sud (20-13) le 13 novembre 2009.

« Il y avait vraiment une grosse ambiance, confirme le troisième ligne rochelais Loann Goujon tout en glissant, malicieux. Cela s’entendait notamment quand les Toulousains entraient sur la pelouse. » Le public local a la fibre cocardière, comme l’ont prouvé les multiples et sonores Marseillaises ainsi que les innombrables drapeaux tricolores agités sans relâche, une fois respectée la minute de silence pour les victimes des attentats de Paris et Saint-Denis. Sans oublier les si « rugbystiques » airs des bandas, comme la Peña Baiona ou La Marmite.

Mais il monte encore le son quand un joueur du Stade Toulousain entre en jeu (ovations pour Doussain et Fickou à la 48e minute) ou quand il s’illustre (essais de Huget à la 30e et de Fickou, 56e). Les Bleus du manager Guy Novès, l’inoubliable mentor Rouge et Noir de la grande époque, ont fini le match avec cinq Stadistes sur le terrain (Maestri, Huget, Baille, Doussain et Fickou). D’où les « Toulousains, Toulousains », entendus lors du tour d’honneur. « On est avant tout supporters du XV de France », a alors cru bon de rappeler aux spectateurs le speaker de la rencontre.

« C’est des petits moments qui marquent, souligne Jean-Marc Doussain, au sujet de son entrée à l’ouverture, à la place du malheureux François Trinh-Duc, victime d’une fracture du radius. Guy Novès nous avait dit qu’on avait une mission car les gens viennent pour prendre du plaisir. Je crois qu’on l’a fait. »

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Désormais le Stadium, qui n’avait pas oublié d’ovationner lors de l’annonce des équipes Census Johnston et Paul Perez, les deux Samoans du Stade Toulousain, espère ne pas patienter sept nouvelles longues années pour revoir les Bleus. Il attend aussi fébrilement de retrouver les Rouge et Noir, qui ont déjà vu cette saison deux matchs initialement prévus dans la plus grande enceinte de la ville « relocalisés » à Ernest-Wallon, face à Toulon puis aux Wasps