Toulouse: Les apiculteurs essaiment en ville... en particulier ce dimanche

BIODIVERSITE Alors que le nombre de ruches se multiplie sur les toits de la Ville rose, le syndicat des apiculteurs de Midi-Pyrénées organise dimanche la première foire au miel sur la place du Capitole…

Béatrice Colin
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Colomiers, le 21 avril 2013. Un apiculteur au travail surl'une de ses ruches.
Colomiers, le 21 avril 2013. Un apiculteur au travail surl'une de ses ruches. — FRED SCHEIBER

 ne compte pas moins de 5.000 apiculteurs, dont quelques-uns seront présents ce dimanche à Toulouse sur la place du Capitole, pour la première foire au miel.



Ce nouveau rendez-vous, organisé par le , est un moyen de faire la promotion d’un produit ancestral, de montrer grâce à un apidarium la façon dont travaillent les propriétaires des 165.000 ruches d’Occitanie mais aussi de parler de biodiversité.

« Pour nous, c’est un moyen de rapprocher les producteurs et les consommateurs, sans intermédiaire. Nous sommes une association qui défend l’abeille, mais pas que. On lève le nez de nos ruches pour voir ce qui se passe autour, notamment sur la question des pesticides », indique Gérard Freyssenge, en charge de l’organisation de la Foire.

Bonnes récoltes en ville

Ce dernier voit d’ailleurs d’un bon œil le fleurissement des ruches sur les toits de la Ville rose. Sur  il y a quatre ans, de la   ou encore de la Caisse d’allocations familiales pas plus tard que mercredi.



« En ville, les abeilles sont bien mieux que dans des champs de tournesol, les ruches urbaines ont d’ailleurs mieux produit cet été, car en ville il y a plus de diversité de fleurs, elles sont arrosées », reconnaît Gérard Freyssenge. Les produits phytosanitaires y sont aussi de plus en plus bannis, ce qui est encore loin d’être le cas dans les campagnes.

Mais ce mouvement, s’il est important, reste marginal, la majorité des ruchers étant implanté dans des zones rurales et de montagne.