Toulouse : Enfile tes boots et ton scaphandre pour vivre la vie d’astronaute

SCIENCE Immersive, la nouvelle exposition de la Cité de l'Espace propose aux visiteurs d'expérimenter le quotidien des astronautes...

Hélène Menal

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L'astronaute Samantha Cristoforetti dans la coupole de l'ISS.
L'astronaute Samantha Cristoforetti dans la coupole de l'ISS. — ESA-Nasa

Derrière le prestige d’un séjour dans l’espace, l’émerveillement des huit levers de soleil quotidens, se cache un quotidien plus terre à terre, où se couper les ongles relève de la gageure, sans parler de se préparer un repas insipide ou de se laver les dents.

 

Pas facile de manger ou de se couper les ongles dans l'espace.

C’est pour faire toucher du doigt - et parfois même littéralement sentir - cette vie en impesanteur que la Cité de l’Espace a choisi de consacrer sa nouvelle exposition aux astronautes de la Station spatiale internationale (ISS). « Nous n’avons pas voulu la faire sur les astronautes mais avec eux », précise Aude Lesty, la muséographe. Par écrans interposés, les vrais astronautes de l’ISS s’adressent aux visiteurs et leur lancent des défis. Comme eux, ils doivent identifier un pays vu de 400 kilomètres d’altitude et sans boussole. Comme eux, ils doivent se mettre à trois pour aspirer une rognure d’ongle avant qu’elle ne provoque une avarie.

Le départ de Thomas Pesquet en ligne de mire

Pour mettre la tête des curieux « à l’envers », la Cité n’a évidemment pas envisagé de les placer vraiment en impesanteur. « Nous avons bricolé, pour fabriquer des dispositifs et faire léviter des objets », explique Xavier Penot, un des animateurs scientifiques qui se relaient toute la journée dans le « module de vie » reconstitué de la station.

>> A lire aussi : Station spatiale internationale: Mais qu'est-ce que Thomas Pesquet va-t-il donc faire là-haut ?

L’exposition qui suivra de près à partir du 16 novembre le séjour du Français Thomas Pesquet dans la station réserve quelques « happenings » dans les mois qui viennent.