Toulouse: Avec Kibiwott, c'est encore un lièvre qui gagne le marathon!

ATHLETISME Alors qu’il devait « seulement » donner le rythme, le Kényan Mathew Sang Kibiwott a remporté dimanche le marathon de Toulouse Métropole. Un scénario similaire à l’édition 2015…

Nicolas Stival

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Les Kényans ont signé un nouveau triplé au marathon de Toulouse Métropole, remporté par Matthew Sang Kibiwott (à droite).
Les Kényans ont signé un nouveau triplé au marathon de Toulouse Métropole, remporté par Matthew Sang Kibiwott (à droite). — N. Stival / 20 Minutes

Le parcours du marathon de Toulouse Métropole, désormais totalement intra-muros, a beau changer, certaines choses restent invariables. Ainsi, un Kényan a remporté ce dimanche la dixième édition de la course, comme les neuf fois précédentes. Mathew Sang Kibiwott (30 ans) s’est imposé en 2 h 13 min 57 s devant deux compatriotes. Comme Stanley Bett Kiprotich en 2015, Kibiwott était censé être « seulement » un lièvre, qui donne le tempo à d’autres athlètes. Finalement, lui aussi est sorti de l’ombre pour gagner sur la place du Capitole, joliment garnie.

Cette performance le classe à plus de trois minutes du recordman Benjamin Bitok (2 h 10 min 43 s en 2013), quintuple vainqueur dans la Ville rose. Mais les conditions n’étaient pas les mêmes trois ans plus tard. « Le parcours était délicat mais c’est surtout le vent qui était gênant, a commenté Jérôme Bellanca. Il y avait des rafales et parfois nous étions quasiment à l’arrêt ! » Le coureur toulousain est arrivé une poignée de minutes avant la première femme, Bentu Shiferaw Wodajo, dont il était le lièvre.

L'Ethiopienne Bentu Shiferaw Wodajo, première féminine.
L'Ethiopienne Bentu Shiferaw Wodajo, première féminine. - N. Stival / 20 Minutes

La jeune Ethiopienne de 21 ans a puisé au bout de ses forces pour signer un temps de 2 h 43 min 19 s et succéder à la Russe Natalya Starkova, couronnée en 2015. Au total, plus de 10.000 concurrents ont participé aux différentes épreuves (marathon, semi-marathon, relais, 10 km) proposées ce dimanche à Toulouse, au cours d’une manifestation parrainée par le sprinter Jimmy Vicaut et gérée pour la première fois par la Fédération française d’athlétisme (FFA).

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